Régie par décret n° 2016-388 du 30 juin 2016, la Communauté de Communes des lagunes côtières a du plomb dans l’aile. Ces organes dirigeants quoiqu’installés depuis novembre 2016, sous la houlette des préfets du Mono et de l’Atlantique peinent à concrétiser le rêve tant caressé.

La Communauté de communes des lagunes côtières (Cclc) est un groupement intercommunal dont les composantes sont Abomey-Calavi, Ouidah, Kpomassè, Comé et Grand-Popo. Elle est née sur les cendres de l’ancien Conseil intercommunal d’écodéveloppement et tend à devenir un établissement public de coopération intercommunale appelé à exercer, par délégation de pouvoir, les compétences de ses membres (les communes) en matière de la promotion du tourisme et de l’environnement.

Mais ses ambitions sont déjà confrontées à d’énormes difficultés, aux dires de Dr Pascal Hessou, vice-président de la Cclc. Enumérant les principaux obstacles, le pharmacien porté à la tête de la commune de Comé insiste sur l’absence, jusqu’au mercredi 24 octobre dernier, d’un agent comptable à la Cclc. Cette nomination réclamée à travers diverses démarches n’est pas encore une réalité. Aussi M. Hessou a-t-il fait cas de la difficulté qu’éprouvent, selon lui, les communes à libérer leurs contributions. « De ces deux grandes difficultés, retient-il, découle la léthargie que l’on observe au niveau de la Cclc ». Le directeur des services techniques de l’organe renchérit, à son tour en citant des problèmes de fonctionnement tels que des arriérés de salaire dus au personnel, le manque de ressources pour faire face aux factures de consommation d’énergie électrique et d’eau. Ces difficultés ont été portées à l’attention du préfet du Mono, Komlan Zinsou qui était en visite statutaire, mercredi dernier, au siège de la Cclc sis à Agoué, un arrondissement de Grand-Popo. En dépit de ces exposés, l’autorité préfectorale marque son insatisfaction. « En somme, la Cclc ne décolle pas », retient le préfet dont l’accompagnement paraît déterminant pour inverser cette tendance. « M. le préfet, nous sollicitons dès à présent, avec votre homologue de l’Atlantique, votre implication personnelle dans la résolution des difficultés qui entravent l’opérationnalisation, la visibilité et la notoriété de la Cclc », prie le vice-président. Dr Pascal Hessou précise l’attente de son bureau par rapport au leadership de leurs deux autorités de tutelle. « Nous souhaiterions que l’agent comptable soit nommé. Ensuite, que les communes se dessaisissent des compétences transférées et des ressources afférentes. Et enfin, qu’elles s’acquittent régulièrement de leurs contributions », souligne Dr Hessou. A l’en croire, la nomination de l’agent comptable sera déjà une solution à certaines difficultés y compris la frilosité de certaines communes à libérer leurs subventions.
A rappeler que la Cclc reste ouverte à d’autres adhésions à l’instar des communes de Sô-Ava et Bopa, aux dires du vice-président, Dr Hessou. Le président élu à la tête de la communauté en novembre 2016 a été Séverin Adjovi, ancien maire de Ouidah, désigné par le conseil communal pour siéger à la Cclc. Depuis sa destitution, le poste est vacant. Selon des sources proches du bureau de la Cclc, les prochaines assises de l’organe se pencheront sur la situation et un nouveau président sera probablement porté à la tête du groupement.

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