L’Association africaine des hautes juridictions francophones (Aa-Hjf) a démarré, depuis ce mardi 23 octobre, sa onzième session de formation à l’intention des magistrats membres à l’Ecole régionale supérieure de la magistrature (Ersuma) à Porto-Novo. Les travaux ont été ouverts par le garde des Sceaux, Me Séverin Quenum, représentant le président de la République.

Hauts magistrats du parquet et de siège et autres experts membres de l’Association africaine des hautes juridictions francophones (Aa-Hjf) ont entamé deux jours de session de formation, ce mardi 23 octobre, à l’Ecole régionale supérieure de la magistrature (Ersuma) à Porto-Novo. Cette session est la onzième du genre qu’organise l’association avec le soutien financier de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) en vue de renforcer les capacités des principaux animateurs des juridictions francophones d’Afrique pour plus d’efficience et d’efficacité dans leur office. Cette activité s’inscrit dans le plan d’action de ce creuset porté sur les fonts baptismaux en 1998 avec comme vision : unir l’Afrique par le droit et la justice.
Pour le ministre chargé de la Justice, Me Séverin Quenum, qui a ouvert les travaux au nom du président de la République, le Bénin s’honore d’abriter, depuis 2006, ce grand rendez-vous du donner et du recevoir des hauts magistrats se trouvant au cœur du dispositif institutionnel des Etats, plus que jamais engagés dans la construction de la démocratie et de l’Etat de droit en Afrique. Selon lui, le développement socioéconomique durable auquel aspirent les peuples ne saurait se construire sans un environnement de démocratie et d’Etat de droit, lui-même porté par une justice forte, indépendante et crédible. Il devient dès lors impérieux que les juges qui assurent au quotidien le règne du droit dans les cités actualisent de jour en jour leurs connaissances et renforcent leurs capacités d’intervention. Surtout qu’il s’agit de hauts magistrats qui tranchent des litiges en dernier ressort et dont les décisions sont insusceptibles de recours.
Le ministre Séverin Quenum rappelle les réformes hardies engagées par le gouvernement du président Patrice Talon dans le secteur de la justice visant le renforcement de l’indépendance du pouvoir judiciaire et celle de ses différents animateurs. Lesquelles réformes devant permettre de consolider l’arsenal législatif national pour un véritable règne du droit et de la justice au Bénin. La création de nouvelles juridictions, telles que les tribunaux et cours de commerce, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, participe de cette volonté et détermination politique du gouvernement de faire du Bénin, un Etat de droit qui ne saurait s’accommoder du règne de l’impunité, insiste le garde des Sceaux. Me Séverin Quenum salue la pertinence des thématiques qui seront débattues au cours des deux jours de travaux tant en ateliers qu’en plénières et qui augurent d’un riche partage d’expériences et de dialogue judiciaire. Tout comme le garde des Sceaux, le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, trouve très utile cette session de formation. « Les armes les plus performantes des sciences juridiques et judiciaires doivent être fournies aux juges africains au regard des mutations de nos sociétés et des évolutions de notre temps », explique-t-il. Le représentant du secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Eric Adja, assure de la détermination de son organisme pour accompagner toujours l’Aa-Hjf pour l’atteinte de ses objectifs à savoir : contribuer à bâtir en Afrique, de véritables sociétés basées sur la force du droit et de la justice. Cela d’autant que la Francophonie accorde un grand intérêt aux actions de l’association pour l’affirmation du droit et de la justice en Afrique francophone, souligne Eric Adja.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 2339 fois