Une dynamique unitaire. C’est ce que préfèrent désormais les conducteurs gros porteurs du Bénin, en décidant de se mettre ensemble et de créer un syndicat. Syndicat dont les travaux du congrès constitutif ont eu lieu, samedi 20 octobre dernier, à Cotonou.

Le vent de sécurité qui souffle depuis peu sur les axes routiers au Bénin est opportun pour se mettre en rangs serrés et envisager des solutions aux autres problèmes qui minent le secteur du transport routier, notamment en ce qui concerne les gros porteurs. C’est ainsi qu’il faut comprendre le congrès constitutif, samedi 20 octobre dernier à Cotonou du Syndicat national des conducteurs gros porteurs du Bénin. Le temps est venu de panser les maux de ce secteur d’activités dans un creuset unique, ont estimé les initiateurs du congrès qui ont battu le rappel des conducteurs sur tout l’ensemble du territoire national. Ils sont donc venus de partout, ces acteurs de la conduite des gros porteurs pour sonner le glas des nombreuses difficultés du secteur. En marge des travaux proprement dits, une sobre cérémonie d’ouverture a permis à certains acteurs avertis et au comité d’organisation de rappeler aux congressistes, l’urgence et l’importance de la mise sur pied de ce syndicat. Syndicat dont le logo est constitué d’une série de mains qui se tiennent en forme d’un volant de gros porteur et à l’intérieur duquel se trouvent tous les grands rois du Bénin.

Didier Chokpon, au nom du comité préparatoire, rappelle ainsi qu’être conducteur n’est pas chose facile. « C’est un métier qui nécessite vigilance et conscience », déclare-t-il. Pour lui, la mission du syndicat naissant se résume à « lutter contre la marginalisation que subissent au quotidien les conducteurs de camions gros porteurs, sensibilisés sur les normes et codes routiers au Bénin et dans la sous-région ». Bien d’autres engagements contenus dans le cahier de charges du nouveau syndicat ont été rappelés par Jean Romain Alokpé au nom des transporteurs, premiers interlocuteurs de ces transporteurs. Selon lui, le conducteur est le premier élément qui doit défendre le transport. Pour cette raison, ils doivent se mettre ensemble, se faire confiance, se soutenir et se tolérer. « Vous avez en votre sein toutes les forces pour promouvoir un transport de qualité », leur a-t-il indiqué.
C’est d’ailleurs au sein de ces forces que les congressistes vont puiser l’énergie de faire suivre leurs travaux pour en arriver à l’élection du tout premier bureau de 19 membres de leur syndicat présidé par Aminou Kassimou Boukari. Le vice-président a nom, Toundé Dègbo et le secrétaire général, Mahamadou N’kouro Gankou. A peine le maillet entre les mains, le nouveau porte-voix des conducteurs gros porteurs dévoile son ambition de défendre partout et par tous les moyens ses syndiqués. « Nos conditions de vie et de travail doivent être améliorés », promet le nouvel élu. A l’en croire, le gouvernement leur a déjà allégé la tâche en assurant une large sécurité sur les axes routiers, leur permettant de ce fait de rouler la nuit en toute tranquillité. « Dès lors que nous pouvons avoir la Police républicaine à nos côtés, chaque fois que nous avons un souci tard la nuit, il n’y a pas de raison de ne pas trouver des solutions aux autres maux », s’est engagé Aminou Kassimou Boukari. Pour la concrétisation de ces engagements, lui et les siens pourraient également compter sur le soutien des conducteurs et transporteurs, dont plusieurs, à l’instar de Alassane Séro Bawa, sont venus les encourager et les exhorter à se serrer les coudes pour aller de l’avant.

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