D’autres stratégies de communication et de correction du fichier électoral doivent être mises à contribution pour que les objectifs fixés par le Cos-Lépi dans l’actualisation de ce fichier soient atteints. Les populations peinent à sortir pour consulter les listes affichées depuis plusieurs jours dans les villages et quartiers de ville, malgré le travail des crieurs publics.

Nécessité pour les responsables du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) de changer de fusil d’épaule dans l’actualisation du fichier électoral. D’autres stratégies de communication doivent être sondées pour amener les populations à s’intéresser aux listes électorales permanentes informatisées affichées dans tous les villages et quartiers de ville depuis plusieurs jours. Ces dernières semblent ne pas mesurer l’importance de l’outil et ne s’en soucient guère. Le constat est amer sur le terrain malgré la contribution des crieurs publics qui gongonnent chaque soir pour appeler les populations à aller accomplir ce devoir civique. 

Surpris en pleine session locale, le chef quartier de Kindonou, Valère Assou, confie que le sujet est inscrit au premier point de l’ordre du jour de sa séance et a été amplement débattu avec des propositions pour amener les populations à sortir massivement. Il explique que les crieurs publics, bien qu’ayant fait leur boulot, ne maitrisent pas tous les contours du sujet pour convaincre les populations à s’intéresser à l’outil. « Ils gongonnent juste pour les appeler à sortir sans autres explications », précise-t-il. Au terme de cette session ordinaire du conseil local de Kindonou, il a été retenu que les élus locaux descendent dans les maisons pour expliquer l’importance du processus pour lequel les populations sont appelées à sortir. Cette stratégie de porte-à-porte devrait être étendue à d’autres villages et quartiers de ville pour un bon résultat de l’actualisation du fichier électoral qui doit servir de base de données pour les législatives de 2019. Valère Assou affirme que le travail des crieurs publics n’a pas trop payé puisqu’à ce jour, il n’a reçu que dix personnes voulant opérer de transfert de lieu de vote alors que des erreurs existent bel et bien sur les listes affichées. Le Cos-Lépi doit également penser à réorganiser le mode de correction du fichier dans certains quartiers puisque les listes affichées sont très tôt déchirées par certaines personnes indélicates ou emportées par les intempéries. En outre, d’aucuns ne savent même pas où aller pour soumettre les corrections. Pour cela, Jonas Koudahoua, conseiller local à Agla Gbodjètin, propose que des agents du Cos-Lépi soient commis pour prendre en compte sur place les plaintes des populations. Il estime qu’à l’allure où les choses vont, des quartiers risquent de se retrouver à 20 ou 30% de résultat puisque : « des analphabètes existent dans le lot. Ceux-ci ne trouvent personne sur les lieux pour les aider à retrouver leur nom et leur indiquer la conduite à tenir », indique-t-il.

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