Le Réseau des organisations de la société civile pour la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (Roscilb-Cft) a été officiellement lancé, vendredi 12 octobre dernier, à Cotonou. C'est une fédération des forces de la société civile décidée à prendre résolument sa part active dans la lutte contre ces phénomènes.

Porté sur les fonds baptismaux, le Roscilb-Cft entend lutter, de façon participative, durable et efficace, aux côtés des institutions nationales et internationales contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme à travers l'information, l'écoute et la communication (Iec). Le Réseau des organisations de la société civile pour la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (Roscilb-Cft) se donne pour valeurs, le professionnalisme et le réseautage, et pour vision d'être d'ici 2025, la première plateforme de sécurisation contre ces phénomènes par l'Iec et à travers des relais communautaires professionnels. C'est en présence de représentants de l'Union européenne, de l'ambassade de Chine, du ministère de la Justice, de la préfecture du Littoral, de differents corps et organisations de la société civile (Osc), que le réseau a été lancé.

Présentant l'initiative, le secrétaire général du Roscilb-Cf, Abdoul Boukari, a rappelé que les problèmes de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme impactent la vie économique et sociale des Etats. A travers le Roscilb-Cft, c'est la société civile qui prend alors sa part active dans la lutte contre ces maux. Ce faisant, le réseau s'inscrit dans la vision du gouvernement concrétisée par la création de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) et de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). «Il s'agit pour le réseau de susciter une coopération, une synergie d'actions pour une lutte efficace...», a précisé le secrétaire général du Roscilb-Cft. Pour le secrétaire général de la préfecture, Wilfried Gbaguidi, la mise en place d'une synergie d'actions s'avère justement indispensable pour éradiquer les phénomènes préoccupants de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. «Si nous, Organisations non gouvernementales, nous avons accepté de former ce réseau, c'est parce que nous sommes concernées. Ce sont les Ongs qui reçoivent le plus de financement. Personne ne sait d'où vient l'argent ou même qui nous en donne. Il y a même au Bénin, des gens qui détournent de l'argent et les placent dans les Ongs» , fait savoir le président du Roscilb-Cft, Paul Adahou, pour montrer les motivations de ce nouveau réseau.
Très engagé dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, le parrain de la cérémonie de lancement, Bruno Kangni, a exhorté les initiateurs à une pratique vertueuse, à une bonne coopération avec tous les acteurs, au maintien de l'équité et de l'égalité, au courage et à la résistance.

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