A l’occasion de la Conférence administrative départementale de l’Atacora (CAD-A) tenue mercredi 19 septembre dernier à Natitingou, le principal sujet abordé a porté sur la défécation à l’air libre. Elle a été dirigée par le secrétaire général du département de l’Atacora, Abdoulaye Affo.

Le sujet principal débattu lors du déroulement de la Conférence administrative départementale de l’Atacora a porté sur « la fin de la défécation à l’air libre : résultats, interventions, perspectives ». Il a été présenté par Sédas Satognon, coordonnateur départemental de la composante "Hygiène et assainissement de base" du Programme d’amélioration de l’accès à l’assainissement et des pratiques d’hygiène en milieu rural (PAPHyR).
Selon le présentateur, c’est pour mettre fin à la défécation à l’air libre que le PAPHyR a été conçu par le ministère de la Santé. Il est question de promouvoir les bonnes pratiques afin d’accompagner les communautés dans l’amélioration de leur cadre de vie. Il ressort de l’exposé que la couverture en hygiène, assainissement de base rurale et urbaine était de 13% tandis que les données affichaient 5% de taux pour le rural et 25% pour le secteur urbain. Ce qui se traduit, selon lui, en termes de Fin de défécation à l’air libre (Fdal) à 54% pour le rural et l’urbain, 76% pour le rural et 27% pour l’urbain en 2012. Malgré la réalisation des latrines, il y avait toujours des problèmes de santé.
Le diagnostic a abouti, selon lui, à l’élaboration d’un document de stratégie nationale de promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base en milieu rural. Un document dont l’exécution amorcée en 2013 est arrivée à terme en 2017.
Le premier défi, expose-t-il, vise à induire un changement de comportement durable des populations en matière d’hygiène et d’assainissement. Le deuxième défi consiste à accroître l’accès des populations défavorisées aux services d’hygiène et d’assainissement. Et le troisième défi est d’augmenter les ressources financières allouées. Le PAPHyR a donc proposé des actions pour 8181 localités dont 1185 pour l’Atacora. Et il y a eu 1067 localités Fdal.
Concernant les objectifs et résultats attendus, il fallait parvenir à une réduction sensible de la prévalence des maladies hydro-fécales. Il y a eu 7363 localités Fdal soit 90% desdites localités.
Le PAPHyR compte quatre composantes que sont la fin de la défécation à l’air libre et la promotion de bonnes pratiques et le développement de capacités des structures d’Etat en charge de l’hygiène assainissement, des communes et des organisations non gouvernementales ; puis le renforcement de la coordination et du suivi, la capitalisation et l’apprentissage. Le programme prend fin en 2019.
D’autres sujets inscrits en divers portant, entre autres, sur l’excès de vitesse, la sécurité des enfants obsédés par divers jeux et le phénomène des machines à sous venant de l’Asie ont meublé les discussions.

 

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