La Conférence administrative départementale de l’Alibori a tenu, mercredi 19 septembre dernier à Kandi, sa 9e session. Au nombre des points inscrits à son ordre du jour, il y avait plusieurs questions d’intérêt majeur pour l’amélioration des conditions des populations du département.

Au centre des débats de la 9e session de la Conférence administrative départementale de l’Alibori, mercredi 19 septembre dernier à Kandi, il y avait plusieurs questions de développement. Celle qui a le plus retenu l’attention des participants, a porté sur l’état des ouvrages de franchissement et des routes dans le département, suite aux pluies diluviennes qui ne cessent de s’abattre et à la montée des eaux du fleuve Niger et de ses affluents. Comme le pont de la Sôta à l’entrée Sud de Malanville et entre temps, celui de Kandi qui avait cédé, nombre de ces infrastructures ont aussi connu d’importantes dégradations. Au cours de la rencontre, l’occasion a donc permis de passer en revue les dispositions prises pour soulager les populations qui les empruntent.

S’agissant de la question relative au projet d’organisation de la distribution des produits pétroliers, le secrétaire général de la préfecture de Kandi, Razack Aboudou Bako, a expliqué que c’est 200 mini-stations et six camions qui sont prévus pour la phase pilote en 2018, dans l’Alibori. Si l’évaluation est satisfaisante en 2019, le nombre de mini-stations sera porté à 20 000 et celui des camions à 200.
Le Recensement national agricole (Rna) dans l’Alibori a été le deuxième point abordé. « Le Bénin est un pays agricole, mais on ne sait pas combien de ménages vivent de ce secteur », a indiqué le coordonnateur des activités de cette opération dans l’Alibori, Darius Noudamadjo. L’opération, explique-t-il, permettra au pouvoir politique de prendre des décisions afin d’orienter ses actions vers les agriculteurs, les éleveurs, les pisciculteurs, les aquaculteurs, les transformateurs et les commerçants des produits agricoles. Il s’agit, selon lui, de les dénombrer. « Pour faire ce travail, il faut 849 agents enquêteurs dont 747 pour le recensement et 104 géographes pour la réalisation de la cartographie censitaire », a informé le coordonnateur départemental des activités du Rna.
Ce recensement, estime le préfet de l’Alibori, Moussa Mohamadou, exige une parfaite connaissance du milieu, ainsi qu’une maîtrise de sa langue. « Les différents responsables communaux étant revenus sur la question, la conférence en a fait sa préoccupation. « A l’issue de notre réunion, nous avons produit un rapport qui a été transmis au président du comité de pilotage au plan national », soutient-il.
La fermeture des cabinets de soins illégaux dans les communes de l’Alibori n’a pas été occultée. Il en est de même pour le point sur le déroulement de la rentrée scolaire 2018-2019 dans le département.

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