Avec leurs confrères de la radio ‘‘Voix de l’Amérique’’, des journalistes du Bénin, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et de la Mauritanie ont échangé les mardi 18 et mercredi 19 septembre derniers sur la couverture des élections en Afrique et les règles déontologiques qui doivent régir leurs activités professionnelles. C’était à travers des vidéoconférences qui ont eu lieu, pour chaque pays, dans l’enceinte de l’ambassade des Etats-Unis.

Le traitement des informations en période électorale n’est pas toujours aisé. Avec les pressions de toutes parts, le journaliste se trouve parfois pris entre le devoir de diffuser l’information vraie et les cloisons de la ligne éditoriale. Vieux d’expérience dans la couverture des élections en Afrique, le rédacteur en chef de la radio ‘’Voix de l’Amérique’’, Idrissa Seydou Dia, n’hésite pas à affirmer : « Le journaliste doit faire un effort d’impartialité ». Intervenant sur les stratégies de couverture médiatique adoptées en période d’élection, les lois et les restrictions en matière de diffusion, la sécurité des journalistes en période électorale et la couverture de la période post-électorale, les conférenciers, journalistes du Bénin, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et de la Mauritanie, ont partagé et exposé les contraintes qui sont les leurs dans l’exercice de leurs fonctions. En l’occurrence, dans le secteur public, ils ont relevé l’hégémonie du pouvoir public sur les médias de service public. Une situation qui rend difficilement réalisable, le souci d’impartialité du journaliste. Au demeurant, tous s’accordent sur un minimum d’exigences qui doivent guider l’activité professionnelle du journaliste. « Toujours vérifier les informations, éviter de propager les rumeurs, ne pas diffuser les propos incendiaires, penser aux conséquences positives et négatives de ses diffusions et publications, éviter de prendre des risques inutiles en période électorale… », sont entre autres des réflexes que le journaliste se doit de cultiver.

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