Les intempéries notées ces derniers jours, du fait de fortes pluies qui se sont abattues sur Cotonou et la région nord du Bénin font craindre l'irréparable. Le gouvernement, anticipant, a su prendre les mesures idoines en amont pour juguler les inondations et catastrophes prévisibles.

« La gestion des inondations est un combat infini et il faut développer une stratégie ». Ainsi s’est exprimé le directeur général de l’Agence nationale de la protection civile (Anpc), le commissaire divisionnaire de police, Aristide Dagou, qui a rassuré de ce que l’Etat met beaucoup de moyens dans la prévention des risques. Beaucoup de choses sont faites pour la résilience des communautés vulnérables, a indiqué le commissaire divisionnaire dimanche 9 septembre dernier sur l’émission Ma part de vérité de la chaîne de télévision Golfe Tv. Une émission au cours de laquelle le directeur général de l’Agence nationale de la protection civile (Anpc) a abordé les questions relatives à la gestion des inondations au Bénin. Aujourd’hui, se réjouit-il, « nous avons la chance que la science nous aide dans la gestion des inondations ainsi que les structures de prévision qui donnent une idée sur ce qui peut arriver. Depuis le mois de mai, l’Agence est informée de la montée des eaux. Elle a procédé à une campagne de sensibilisation donnant l’alerte et a instruit les populations sur les comportements à adopter. Il s’agit des mesures mises en œuvre par la plateforme nationale de gestion de risques de catastrophe impliquant les préfets, les maires et les élus locaux pour gérer des cas de risque de catastrophe suivant l’alerte des autorités.
Au niveau communal, les maires sont les premiers acteurs de la protection civile, précise Aristide Dagou. Pour ce faire, ils doivent prendre des mesures sans lésiner sur les moyens pour préserver leurs administrés de toute catastrophe pouvant survenir. Mieux, ils doivent envisager des locaux pour recevoir d’éventuelles victimes de catastrophe. « Ce qui a été fait en matière de prévention a eu un impact considérable », soutient-il évoquant des mesures structurelles et non structurelles, des projets d’assainissement pluvial d’environ 238 milliards, la construction des digues, la récente formation des journalistes venus des différentes zones à haut risque à la gestion des risques de catastrophes. Une action importante à l’actif du gouvernement de la Rupture qui a travaillé dans les 21 communes à haut risque pour que ces dernières sachent ce qu’il faut faire grâce à la protection civile de proximité, explique-t-il. Pour une première fois, d’après le commissaire divisionnaire de police Aristide Dagou, le gouvernement a débloqué 425 millions pour la gestion des inondations. Toutes choses qui ont contribué à atténuer les risques éventuels que les villes vulnérables enregistraient. Malgré la grande pluie, la circulation à Cotonou a été sans difficulté comme il l’a fait constater, saluant les efforts déployés par le gouvernement et la mairie qui a mis en exécution son plan de contingence sous l’impulsion du préfet, président de la plateforme départementale de gestion des risques de catastrophes. Toutes les communes ont leur plan de contingence assorti d’un plan d’action, mais ce qui pose problème, selon le Dg Anpc, c’est le financement de ces plans. Il fait constater que les maires ne dégagent pas un budget pour la gestion des risques.
Cette stratégie pour laquelle les autorités ont opté pour contenir les éventuels cas d’inondation pouvant coûter la vie aux populations en cette saison de pluie a permis de maîtriser les inondations. « Il faut que les acteurs sectoriels puissent fédérer leurs efforts au sein de la plateforme nationale de gestion des risques de catastrophe à travailler avec nous pour que nous puissions venir à bout de ces inondations», préconise le directeur général de l’Agence nationale de protection civile, Aristide Dagou.

Changement de comportement

Le rôle des populations dans la maîtrise des inondations au Bénin est primordial. Les populations sont appelées à respecter les consignes données par les autorités. En cas d’alerte, chaque citoyen devra observer les consignes rendues publiques, s’abstenir des comportements à risque. Le respect des normes de construction, la libération des exutoires d’eau, l’interdiction de jeter des ordures dans les caniveaux… ces attitudes incombent aux populations, pour une meilleure gestion des inondations. « Les effets des catastrophes sont similaires aux effets des criminels sur les personnes et sur les biens », a comparé Aristide Dagou. Il déplore que les citoyens n’aient pas la culture de la collaboration avec les forces de protection civile pour coproduire la protection civile. Son appel est relatif à la collaboration pour la coproduction de la protection civile. La pro-activité du gouvernement a pu permettre d’éviter des situations fâcheuses à la population en cette période de grande pluie.

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