Les autorités municipales de Parakou sont décidées à faire de Parakou une ville débarrassée des bêtes en divagation. En témoigne l’opération de leur abattage systématique qu’elles ont autorisée à se poursuivre, vendredi 7 septembre dernier. Cependant les propriétaires de ces animaux n’arrivent pas à se mettre en règle.

Charles Toko et les membres de son Conseil municipal sont toujours déterminés à mettre fin à la divagation des bêtes à Parakou. Depuis quelques semaines, et chaque vendredi, une équipe procède à l’abattage systématique de celles qui sont en divagation dans les rues et sur les grandes artères de ville. Ainsi, après la trêve observée à la faveur de la fête de l’Aïd El Kébir, l’opération a repris de plus belle. C’est une soixantaine de bêtes qui en ont encore fait les frais, vendredi 7 septembre dernier, pour le bonheur des détenus de la prison civile de la ville.
Le chef d’équipe de l’opération, Romain Aballot, déplore que les nombreuses sorties déjà effectuées n’aient pas encore produit leurs effets. Malgré toutes les sensibilisations, explique-t-il, les propriétaires d’animaux tardent toujours à comprendre que ce n’est pas en ville qu’ils vont se permettre de les élever. Ils ont bien du mal à comprendre le bien-fondé de la volonté du maire à faire porter à Parakou, son statut de ville moderne.
Depuis le déclenchement de l’opération à Parakou, ce sont plusieurs centaines de bête qui ont déjà été prises dans les mailles des filets. Ce que leurs propriétaires auraient pu leur éviter en les parquant dans des enclos chez eux. Quant à la mairie, elle a promis de ne pas relâcher la pression tant qu’une de ces bêtes continuera de se promener dans la ville. L’objectif est de ne plus les voir occasionner des accidents de la circulation sur les voies.

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