Suite à l’effondrement d’un pont à l’entrée de Malanville, en provenance de Kandi, bloquant la circulation dans les deux sens sur la route inter-Etats N° 2, une délégation gouvernementale est descendue sur les lieux ce jeudi 6 septembre. Elle a, après avoir constaté l’ampleur des dégâts subis par l’ouvrage, envisagé des mesures urgentes afin de pouvoir rétablir le trafic.

Une délégation gouvernementale était hier, jeudi 6 septembre à Malanville, pour rétablir dans les plus brefs délais la circulation entre la commune et le reste du Bénin ainsi qu’avec le Niger. C’est après l’effondrement d’un pont sur la Sôta en allant vers le centre-ville, sous la pression des eaux des pluies diluviennes qui ne cessent de s’abattre sur le département de l’Alibori. Les dommages subis par l’ouvrage de franchissement sont tels que son passage a été interdit, occasionnant de longues files de véhicules immobilisés de part et d’autre.
La délégation était conduite par le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Seïdou. Ce dernier avait à ses côtés son homologue en charge de la Défense, Fortuné Nouwatin, et l’ancien ministre des Infrastructures et actuel conseiller spécial aux infrastructures du chef de l’Etat, Hervé Hèhomey.
Après avoir visité le pont effondré, ils se sont retrouvés pour une séance de travail. L’occasion leur a permis d’explorer avec les techniciens de la direction générale des Infrastructures, du Génie militaire, de l’entreprise Sogea Satom et les autorités locales, des solutions urgentes pour la reprise du trafic sur ce pan du corridor.
Des discussions, la délégation a retenu de proposer trois solutions pour validation par le gouvernement, avant la réhabilitation définitive de l’ouvrage effondré. La première a consisté à identifier deux voies de contournement dont l’une passe par Parakou-Djougou-Porga-Faada (au Burkina Faso) pour aboutir à Niamey-Dosso-Gaya. Quant à l’autre, elle passe par Bodjecali-Illoua-Lolo-Illo-Bagoudo-Kaodji-Koko-Kamba (au Nigeria) pour rallier Gaya, au Niger.
La deuxième solution vise à renforcer le trafic fluvial. Ainsi, le ministère de la Défense a pris les mesures pour faire dépêcher un détachement d’éléments des forces navales et de la police fluviale, puis compléter les barques de l’armée déjà déployées afin de faciliter le transport entre les deux rives du fleuve à Malanville. La mise à disposition de ces barques avec des soldats, en dehors de la sécurité des lieux, permettra aux populations de continuer à vaquer normalement à leurs activités.
La dernière solution retenue est de proposer au Conseil des ministres la construction d’un pont métallique en remplacement de celui effondré. La construction à base de matériels préfabriqués comme ceux utilisés pour le pont en cours de réalisation à Womey, sera confiée à Sogea-Satom. Ce sera pour un délai compris entre 30 et 45 jours.
Par ailleurs, une équipe technique constituée des techniciens de la direction générale des Infrastructures, du génie militaire et des autorités locales, a ensuite été mise en place. Elle est chargée d’évaluer dans les 24 heures, les linéaires des voies de contournement, puis de prendre les mesures pour faciliter le trafic.

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