Les membres du Réseau des journalistes du Bénin sur les catastrophes naturelles (Rjbcn) sont rassemblés à Cotonou pour approfondir leurs connaissances sur la communication en situation de crise. L’atelier qui a été ouvert, ce mardi 4 septembre, par le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, Orou Baro Mora, est organisé par l’Agence nationale de protection civile (Anpc).

La gestion des risques de catastrophes a ses spécificités, consent le directeur de cabinet du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Orou Baro Mora. Elle utilise, selon lui, un langage qui lui est propre et ses acteurs ne sont pas forcément bien connus de tous. Il est essentiel, déduit le directeur de cabinet, que le journaliste appelé à informer les communautés puisse d’abord s’informer et se faire former afin d’accéder aux spécificités de la gestion des risques de catastrophes. Dans ces conditions, relève-t-il, il pourra mieux faire ses analyses, mener les démarches d’investigations journalistiques et mieux contribuer à coproduire la protection civile sans se tromper, ni sur le vocabulaire de la gestion des risques de catastrophes, ni sur les faits, ni sur les responsabilités en cause en cas de sinistre.
C’est ce souci qui anime le président du Réseau des journalistes du Bénin sur les catastrophes naturelles Rjbcn, Euloge Aïdasso, en initiant l’atelier en cours. Pour lui, il s’agit d’élever le degré de compréhension des professionnels des médias sur les questions liées aux crises et aux catastrophes naturelles. Ainsi, après la formation, les participants doivent répondre, selon lui, à la question « Comment faire pour qu’en période sensible de détresse, le travail journalistique n’en rajoute pas à la situation que vivent les populations ? ».
Car, prévient le directeur de cabinet du Misp, la diffusion de fausses informations sans aucune vérification préalable en situation de catastrophes peut, non seulement créer de la psychose au sein des communautés, mais aussi alourdir considérablement les dégâts de cette catastrophe, voire annihiler les efforts louables des acteurs de la gestion des risques et catastrophes et pousser les communautés vers la rébellion.
« Il est donc impératif de prendre en amont les mesures appropriées pour amener les journalistes à ne diffuser que de bonnes informations en situation de crise, car nul doute que l’information est un important outil d’aide à la décision », a signifié le directeur de cabinet qui trouve que la formation en cours vient à point nommé, pour amener les journalistes à coproduire la protection civile aux côtés des autres acteurs.
Dans le cadre de l’atelier qui prend fin demain, deux communications sur des thématiques liées à la gestion des risques de catastrophes suivies de débats ont été délivrées hier aux participants.
La gestion des situations d’urgence incombe à l’Agence nationale de protection civile, structure sous tutelle du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Elle est actuellement dirigée par le commissaire divisionnaire Aristide Dagou?

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