Le numéro 200 de Café médias plus (Cmp) a été célébré, vendredi 31 août dernier à la Maison des médias de Cotonou. Démarrée, il y a quatre ans, l’initiative se révèle un véritable rendez-vous hebdomadaire de dialogue entre Hommes des médias et les personnalités sociopolitiques et culturelles.

Café média plus (Cmp) fait du chemin. Le premier press club au Bénin a célébré ses quatre années de parcours, vendredi dernier à la faveur de son 200e numéro. Le directeur des Médias au ministère de l’Economie numérique et de la Communication, Lévy Adéyèmi, souligne l’importance que revêt le Cmp. « C’est un espace qui nous est offert pour nous connaître, discuter et échanger sur des problématiques actuelles ».
Dans un an, Cmp aura 5 ans. Les organisateurs entendent célébrer cet anniversaire en beauté. Le signal est donné avec le 200e numéro à travers le cocktail de thèmes retenus pour décortiquer l’actualité nationale.
Deux panélistes ont ouvert la phase des discussions. Franck Kpotchémè et Lévy
Adéyèmi ont entretenu le public sur le thème « Régulation des médias au Bénin : des textes pour restreindre ou pour assurer la liberté de la presse ? »
Pour répondre à cette interrogation, les invités ont fondé leur argumentaire sur les différents textes nationaux qui promeuvent la liberté de presse au Bénin. Ils ont évoqué certaines dispositions du Code de l’information, de la Loi portant Code du numérique et de la Constitution béninoise relatives aux missions de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Ils ont également fait cas des limites de la liberté de la presse, notamment les manquements à la déontologie.
Le second panel a été animé par trois femmes: Léontine Idohou Konou, présidente de Rifonga Bénin ; Christelle Houndonougbo, femme politique, présidente du Congrès du peuple pour le progrès (Cpp) et Isabelle
Otchoumaré, journaliste à Capp FM, auteure du livre’’ Le déséquilibre’’.
Chacune a apporté des éléments de réponses au thème «Pourquoi constitutionnaliser la présence massive des femmes dans les institutions de la République?». La problématique souligne la nécessité d’asseoir une reconnaissance juridique pour la représentativité des femmes.

La présence des femmes dans les institutions

Selon les panélistes, cette question ne devrait plus être posée au Bénin, au regard de l’arsenal juridique dont dispose le pays en la matière. « Si les nombreuses conventions favorables à la promotion des femmes étaient respectées, le Bénin ne serait plus à ce niveau », conçoit la présidente de Rifonga-Bénin. Elle cite l’article 26 de la Constitution qui tranche déjà la question en reconnaissant l’égalité entre les sexes.
La problématique de la promotion de la gent féminine devrait être l’affaire de tous. Pas besoin de la constitutionnaliser avant de faire une place aux femmes. « Le problème des femmes est un problème général et non celui des femmes uniquement. Il n’est pas question d’utiliser les femmes pour diviser les politiciens. Si les textes étaient appliqués, le problème serait réglé de façon générale », tranche-t-elle.
La présidente du Cpp, Christelle Houndonougbo, partage les mêmes appréciations : «Nous ne demandons pas la constitutionnalisation pour une représentativité massive des femmes dans les instances décisionnelles ». Elle explique que la question a été mal abordée dès le début et qu’à l’étape actuelle, le Bénin ne présente pas une bonne image à l’international. « Je suis favorable à la représentativité des femmes. Mais la manière d’aborder le sujet pose un problème », dit-elle.
A l’en croire, les analyses que suscite la problématique n’arrangent pas les choses. « Chacun appréhende le débat en fonction de ses intérêts alors qu’il faut un bon plaidoyer pour gagner le pari », relève-t-elle. « Il faut dépasser les passions pour y arriver ; les femmes doivent s’engager dans la lutte et s’informer », exhorte-t-elle.
Pour débattre de la question, la journaliste de Capp Fm, Isabelle Otchoumaré, s’attarde plutôt sur les chiffres pour souligner le fossé du genre au Bénin. Elle fait un état des lieux du nombre de femmes dans les instances décisionnelles pour montrer les écarts à combler. Elle cite également l’exemple du Rwanda et du Sénégal qui ont opté pour une discrimination positive au profit des femmes au sein de leurs Parlements.
La troisième causerie est axée autour du thème : « Quelle place pour le consensus dans les décisions politiques ? ». Elle a été animée par Joël Ataï Guèdègbé, acteur de la société civile et
Nourou Deen Sacca Saley, acteur politique?

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