Ce mercredi 29 août à Cotonou, ont eu lieu l’installation de la cinquième mandature de l’Ordre des experts-comptables et comptables agréés du Bénin et le lancement du deuxième congrès régional des experts comptables de l’Uémoa. C'est l'ccasion pour se rappeler les défis et de s’engager à les relever en matière de fiabilité d’information financière.

« Nous sommes les garants de la qualité de l’information financière, des acteurs clés de l’évolution des entreprises et des parties prenantes de la gouvernance et du développement dans le secteur privé comme dans le secteur public ». C’est par cette déclaration que le nouveau président de l’Ordre des experts-comptables et comptables agréés du Bénin (Oecca-Bénin), Cosme Goundété, a rappelé aux membres, l’importance de la mission qui leur incombe et tout particulièrement les défis de la cinquième mandature de l’Ordre installée, ce mercredi 29 août à Cotonou. 

Cette mandature qui sera en activité sur la période 2018-2021 a adopté, selon lui, « une ligne de mire dénommée consolidation et développement ». Le programme de mandature comporte sept contrats d’objectifs dont quatre contrats de consolidation et trois contrats de développement. Il s’agit de la consolidation des acquis du monopole, des cabinets et de la confraternité, de la notoriété nationale et internationale de l’Ordre, et de la gouvernance de l’Ordre. D’un autre côté, la mandature sera consacrée au développement dans le monopole, des produits de conseil et de nouveaux produits au profit des cibles de l’Ordre.
Pour Servais Adjovi, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des finances, au regard des enjeux de gouvernance actuelle, l’implication des experts-comptables est primordiale pour la fiabilité de l’information financière. Ils sont, poursuit-il, au centre de la croissance économique et tout aussi indispensable pour la transparence budgétaire.
Les 20 et 21 septembre prochains, les experts-comptables et comptables agréés de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) ont rendez-vous à Dakar au Sénégal à l’occasion de leur deuxième congrès régional, après celui d’Abidjan, il y a un an. La rencontre sera dirigée par le président de l’Ordre des experts-comptables et comptables agréés du Bénin (Oecca), porté il y a peu à la tête du Conseil permanent de la profession comptable qui réunit les huit ordres des huit Etats membres de l’Uémoa, en remplacement de la sénégalaise Marie Ba. « L’expert-comptable créateur de valeur », c’est le thème de cette rencontre, a révélé de passage à Cotonou pour préparer la tenue de ce congrès, Marie Ba, invitée par ses pairs du Bénin.

Réformes et défis

Pour elle, ce congrès s’annonce plein d'enjeux et permettra notamment de se pencher sur des thèmes comme les nouveaux défis de l’expert-comptable, et de voir comment il peut être un acteur incontournable pour une gouvernance saine, un facteur de sécurisation et un lanceur d’alerte.
« Dans un contexte international marqué par de profondes mutations, nos Etats ont engagé une série de réformes visant l’amélioration significative du climat des affaires et l’attractivité globale de l’espace Uémoa auprès des investisseurs internationaux. Il s’agit de moderniser les administrations fiscales pour en accroitre l’efficacité ; d’améliorer la gouvernance des finances publiques notamment pour assurer la transparence financière ; favoriser le développement des marchés financiers pour mobiliser les ressources indispensables au financement du développement surtout en cette période de réduction de l’aide publique au développement ». Face à cela, indique Marie Ba, la profession comptable exige un partenariat fort avec l’Etat, le secteur privé et les institutions internationales, afin de mieux assurer le rôle de tiers de confiance.
Pour elle, la digitalisation en cours des administrations fiscales constituera pour la profession comptable du pain sur la planche et elle devra développer des programmes de renforcement de capacités de ses membres pour faire face aux défis et bien jouer son rôle de conseil auprès des administrations du secteur privé et des autres acteurs. Ce congrès régional annuel, cadre de concertation avec les Etats et toute la communauté d’affaires, vient compléter le dispositif institutionnel mis en place par l’Uémoa autour de la profession comptable comme levier de développement des économies, indique également Marie Ba. Le congrès de Dakar réunira en dehors des experts-comptables et comptables agréés des ordres de toute la zone Uémoa, les membres des fédérations professionnelles africaines, les membres de la fédération francophone et les autorités, les institutions privées et publiques.

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