Les réformes dans le secteur sanitaire ont fait l’objet d’une séance de travail à la direction départementale de la Santé de l’Atacora, à Natitingou, mardi 28 août dernier. Les médecins coordonnateurs des trois zones sanitaires du département, les directeurs des hôpitaux de zone et leurs chefs services ainsi que les médecins chefs de communes et chefs services de la direction ont été entretenus sur les diverses implications de ces réformes visant à assainir le secteur de la santé.

Le décret portant suspension de délivrance d’autorisation et révocation d’autorisation pour l’exercice en clientèle privée des professions médicales ou paramédicales par un agent public fonctionnaire ou contractuel et celui portant dérogation spéciale pour les agents publics de la spécialité anesthésie-réanimation à la suspension de délivrance d’autorisation pour l’exercice en clientèle privée des professions médicales ou paramédicales ont été au cœur des échanges entre le directeur départemental de la Santé de l’Atacora, Jacob Namboni, et tous les responsables relevant de sa structure. 

Médecins coordonnateurs des trois zones sanitaires du département, directeurs des hôpitaux de zone, médecins chefs de communes et différents chefs services de la direction départementale de la Santé de l’Atacora ont pris part à la séance de travail initiée par Jacob Namboni sur les réformes en cours dans le secteur sanitaire.
Il n’est pas allé par quatre chemins pour signifier à ses vis-à-vis qu’il est impossible pour un agent médical ou paramédical d’exercer dans le secteur privé cumulativement à ses fonctions dans une formation sanitaire publique. Agent permanent de l’Etat ou contractuel de l’Etat, il ne peut en aucun cas intervenir dans une clinique privée. Il les informe qu’à partir du 1er septembre prochain, ceux d’entre eux qui ne se conformeraient pas aux présentes dispositions s’exposeront à des risques de perdre leur emploi dans la Fonction publique. Pis, ils ne pourront même plus servir dans une clinique privée s’ils venaient à être épinglés par les missions de contrôle, ajoute-t-il.
Exercer dans une clinique privée outre que dans une formation sanitaire publique relèverait désormais d’une infraction punissable, a-t-il martelé. Une opération kamikaze, soutient-il, sera enclenchée dans les tout prochains jours pour traquer les indélicats.
Tout en égrenant le lot de charges qui pèserait sur les réfractaires aux réformes, il a toutefois noté que diverses mesures d’accompagnement seront prises par le gouvernement pour ne pas frustrer les praticiens du secteur de la santé. Il justifie la mesure par la désertion des centres hospitaliers publics par les agents médicaux et paramédicaux régulièrement recrutés par l’Etat au profit des cliniques privées, laissant dans la détresse des patients.
Ces réformes, admet-il, visent à assurer la disponibilité des agents à leur poste pour la satisfaction des malades, la qualité des services de soins et l’équité en ce qui concerne l’accès des populations aux soins.
Face aux diverses préoccupations des participants à la séance, il s’est montré assez conciliant en relevant que les réformes ne sont guère dirigées contre les praticiens de santé, mais à rendre plus performant le système sanitaire béninois en proie à divers maux.
Il n’a pas manqué de souligner que la mutualisation des ressources humaines est par contre autorisée dans le secteur public?

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