Le Conseil international consultatif du cajou tient à Cotonou, les 28 et 29 août, une réunion de haut niveau. Des experts de divers pays y ont été conviés pour travailler sur les documents-socle de l’institution. Leurs travaux interviennent en prélude à la session ministérielle qui s’ouvre demain jeudi 30 août toujours à Cotonou.

Avec une architecture bien structurée, des documents fiables et une organisation sans faille, le Conseil international consultatif du cajou (Cicc) sera une institution forte à même de porter les aspirations et les ambitions du monde agricole et des producteurs du cajou. C’est cette mission assignée aux experts internationaux venus de plusieurs pays africains réunis à Cotonou pour deux jours, en vue de renforcer ce creuset et de le doter d’outils pour un meilleur fonctionnement à l’occasion de la deuxième réunion du Cicc.

C’est une rencontre censée révolutionner le devenir du monde agricole sur le continent, admet Dr Adama Coulibaly, directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde. Aussi, salue-t-il la mobilisation des experts qui, apprécie-t-il, se sont massivement mobilisés autour des enjeux de la rencontre. L’importance de la filière cajou pour nos économies n’est plus à démontrer, note-t-il, au regard de l’engagement de ces experts pour porter loin le Cicc.
Pour Gaston Dossouhoui, ministre en charge de l’Agriculture, le Cicc est porteur de beaucoup d’espoir en ce sens qu’il va régir la vie du cajou en Afrique et dans le monde. S’agissant du Bénin, il met un point d’honneur sur cette culture, ainsi que l’illustre la place de choix accordée à cette culture dans le Programme d’action du gouvernement. Le pays compte ainsi, à l’instar des autres producteurs, densifier sa production pour atteindre les 300 000 tonnes par an et parvenir à transformer au moins 50 % de la production sur place. Dans les autres pays, les défis de la filière ne sont pas moindres et pour cette raison, les experts du Cicc, souhaite le ministre, doivent travailler à rendre disponibles des mécanismes pour améliorer la qualité du cajou et renforcer sa production. La mise en place et le fonctionnement idoine du Cicc s’imposent donc comme des défis, indique-t-il.
Comme lui, Serge Ahissou, ministre en charge du Commerce, à l’ouverture des travaux, s’est montré optimiste quant à l’avenir de la filière. L’une des voies les plus importantes pour y parvenir, c’est l’opérationnalisation du Cicc, souligne-t-il. Pour cette raison, il a invité les experts à travailler assidument sur des éléments comme le règlement intérieur, le budget, l’organigramme, les termes de référence, le plan d’actions, le statut du personnel, le recrutement du secrétaire exécutif du Cicc.
A la suite des travaux des experts, s’ouvre demain la réunion ministérielle du Conseil international consultatif du cajou pour connaître des conclusions et propositions soumises par la session des experts.

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