Un nouvel orchestre est né à Ouidah. Dénommé Emeraude Band, ce groupe musical qui symbolise le passage de flambeau des anciens à la jeunesse a été présenté au public, samedi 26 août dernier, lors de la clôture des manifestations marquant la Journée internationale de souvenir de la traite négrière et de son abolition (Jistna) organisées du 17 au 26 août dernier.

Les manifestations de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition (Jistna) qui se sont déroulées du 17 au 26 août à Ouidah ont été marquées par la sortie officielle d’un nouveau groupe musical. Les vétérans de la musique ayant marqué de leurs empreintes la cité des Kpassè ont passé symboliquement le témoin aux plus jeunes réunis au sein de l’orchestre Emeraude Band. C’était en présence des vétérans comme El Régo, Gustave Bentho de Poly Rythmo, Blucky d’Almeida et Timo.

Timothée Akpovo alias Timo, chef d’orchestre des Super stars de Ouidah qui ont en à faire la pluie et le beau temps, dit être heureux de voir la jeunesse prendre la relève.
« Je suis très content. C’est pour cela que je me suis pointé ici à Ouidah pour les suivre et jouer avec eux », raconte Timo, suggérant que ces jeunes mettent leurs pas dans ceux de Supers stars ou Troubadours, ou encore de
Diamant bleu de Ouidah. Il faut que les chansons de cet orchestre véhiculent des messages et éduquent la population, conseille-t-il.
Un conseil que Blucky d’Almeida va appuyer en leur demandant d’aller à l’école des grands et s’inspirer d’eux. « La musique est une bonne chose », dit-il, mais elle est encore plus intéressante quand elle accompagnée d’un message.
El Régo qui estime que Ouidah ne bouge pas, se dit heureux de savoir que le vide laissé par les anciens sera finalement comblé. Il félicite Claude Lucien Agbidinoukoun, un opérateur économique, de la volonté de qui est né l’orchestre Émeraude Band de Ouidah, pour avoir réveillé sa ville d’origine.
Claude Lucien Agbidinoukoun, président du groupe, soutient pour sa part que c’est au bout de l’ancienne corde que la nouvelle se tisse. Les défis sont multiples, affirme-t-il, en déplorant qu’il y a peu d’activités culturelles à Ouidah, surtout en matière de musique moderne. Il ambitionne de ramener la musique live dans le quotidien de Ouidah. « À travers cet orchestre, le défi est aussi de ramener les danses de salon (salsa, rock…) dans les habitudes », lance-t-il.
L’orchestre présenté au public, qui a massivement fait le déplacement, a joué sous le regard bienveillant et admiratif des anciens qui n’ont pas manqué de monter sur scène, malgré le poids de l’âge et la faiblesse physique visiblement due à la maladie. Les jeunes se sont abreuvés à la source des anciens et ont repris des morceaux célèbres de ces papys qui ont fait danser plus d’un par le passé.

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