L’ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin a servi de cadre, ce jeudi 23 août, à une séance de démonstration de robots au profit des élèves de plusieurs collèges d’enseignement général de Cotonou. Une initiative de Femcodors pour familiariser ces jeunes apprenants avec les nouvelles technologies.

Femcodors, à travers son projet ‘’Girls focused robotics training programme’’ a outillé environ quatre cents élèves des lycées et collèges de Cotonou, sur les montages et la programmation des robots. Ces élèves ont été formés dans trois catégories à savoir Vex Edr Robot, Vex IQ Robot et Benin Bot officiel.
Ce jeudi, ces élèves venus des collèges d’enseignement général Suru-Léré, Houéyiho, Zogbo, Fiyégnon et du Lycée Coulibaly, dont 70 % de filles, ont démontré ce qu’ils ont appris à l’assistance composée aussi bien des parents, amis que d’agents de l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin.
Des robots de tout genre montés et programmés sur diverses tâches ont été exposés avant une séance de démonstration appréciée de l’assistance. Des robots programmés pour exécuter l’hymne national du Bénin ou encore pour chanter une berceuse, transporter un patient pour l’hôpital ; d’autres encore ont réussi à sortir d’un labyrinthe après avoir évité chaque fois les obstacles sur leur chemin…
Selon les témoignages du directeur des Affaires publiques de l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin, Kanishka Gangopadhyay, ces enfants n’avaient aucune expérience au départ. Mais grâce au programme de formation, souligne-t-il, ils peuvent utiliser des techniques modernes, pour régler des problèmes modernes. Le rôle principal de l’ambassade des Etats-Unis a été de soutenir l’équipe de Rachael Orumor, manager des projets, à former et à initier les enfants à l’informatique et à la robotique, a informé le directeur des Affaires publiques. Après Cotonou, ce sera au tour de Parakou de bénéficier également de ce projet d’intérêt pour le Bénin, déterminant d’après lui.
Pour sa part, Rachael Orumor, manager des projets, a indiqué que l’idée est partie du travail qu’elle fait à l’extérieur du pays. « Il y a beaucoup d’enfants qu’on initie à la science robotique ; c’est l’avenir, c’est là où nous allons », a-t-elle affirmé. Elle a soutenu qu’il est important aujourd’hui de doter les enfants de cette connaissance. Autrement, il sera difficile pour l’Afrique d’atteindre un niveau de développement satisfaisant, elle qui est en arrière de 50 ou 60 ans selon les estimations. Cette formation au niveau des écoles secondaires vient à point nommé, selon elle, pour permettre que les enfants béninois disposent des mêmes compétences que les enfants du monde.
« Nous avons compris que l’informatique et la science robotique remplacent l’homme dans les différentes tâches aujourd’hui au point où il y a le problème de chômage dont une grande partie est due au fait que les tâches sont exécutées par les ordinateurs plutôt que par des hommes. Et si cela continue, d’ici quelques années, on ne pourra plus continuer à travailler en Afrique parce qu’on n’a pas les compétences qu’il faut dans ce domaine », estime Rachael Orumor. Elle estime que si l’Afrique se place comme un continent qui fabrique ses équipements futurs dans le domaine des nouvelles technologies, la filière robotique peut être développée sur le continent, pour réduire le chômage des jeunes.
Hébath Tidjani, encadreuse en robotique au lycée Coulibaly, a souligné pour sa part que la formation était très intéressante. Au démarrage, fait-elle savoir, les enfants ont montré un grand intérêt pour la science et la technologie regrettant de n’avoir pas eu la chance de faire des choses pratiques dans la technologie. Femcodors leur a ainsi donné une belle opportunité pour toucher du doigt ce que la science pouvait permettre de nos jours.

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