Le département du Mono dispose de trois établissements pour la conservation des cadavres. Aux deux relevant du secteur public construits dans les hôpitaux de référence des communes de Comé et de Lokossa s’ajoute une troisième morgue installée par un opérateur privé à Manonkpon, dans la commune de Houéyogbé.

Du contrôle de leurs installations et du respect des normes de conservation effectué par des délégations des ministères en charge de la Santé et du Cadre de vie, il ressort que des trois morgues, seule celle de Manonkpon est irréprochable. La qualité du travail de conservation des cadavres là-bas a été saluée, mardi 14 août dernier, par le directeur départemental en charge du Cadre de vie, Gabin Accrombessi, qui a déploré par contre la situation dans laquelle végètent les deux morgues du secteur public.
Le cas de la morgue de l’hôpital de Comé était déjà au cœur d’une controverse nourrie par des dénonciations des riverains portant sur diverses nuisances et la pléthore de cadavres dans les placards. Le fait nouveau, c’est la situation de délabrement avancé de la morgue de l’hôpital départemental de Lokossa. Selon directeur départemental Gabin Accrombessi qui y a effectué le constat, « Les murs de la morgue sont fissurés à plusieurs endroits ».
Face à cette situation, le préfet du Mono, Komlan Zinsou, appelle à désengorger les morgues de service public. Le directeur départemental du Cadre de vie, quant à lui, invite à parer au plus pressé à Comé, en procédant au curage des caniveaux drainant les eaux usées de l’entité. En l’absence de toute diligence, prévient-il, une éventuelle inondation pourrait aggraver la situation de la morgue de la cité des Watchi. Du reste, le préfet et le directeur départemental ont appelé à la réhabilitation totale sinon à la construction de nouvelles morgues sur les cendres des actuelles infrastructures.

 

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