A Parakou, le maire Charles Toko et les membres de son Conseil municipal sont décidés à faire adopter de nouvelles habitudes aux vendeurs de viande grillée communément appelée ‘’Tchatchanga’’. En attendant la phase répressive, des descentes inopinées sur le terrain sont prévues à partir de ce lundi 20 août, pour s’assurer du respect des mesures d’hygiène prises.

Les Maïnama ou vendeurs de viande grillée ‘’Tchatchanga’’ exerçant à Parakou sont désormais appelés à adopter de nouveaux comportements en matière d’hygiène alimentaire. 

Selon le maire Charles Toko, les conditions d’hygiène dans lesquelles ces vendeurs travaillent laissent à désirer. « Les agents de santé nous ont confié qu’à Parakou, la viande grillée est à l’origine de nombreuses maladies », a-t-il insisté, pour justifier la réforme introduite par son administration dans ce secteur d’activité. « Ces vendeurs portent parfois des vêtements crasseux. Il y en a qui font du mouton mort. Certains toussent sans arrêts devant leur étalage, alors qu’ils sont en train de vous couper la viande », déplore le maire. « Il y en a qui font la diarrhée et lorsqu’ils reviennent des toilettes, c’est pour se mettre à servir le client, sans même se laver les mains », a-t-il poursuivi. « Désormais, on va s’assurer qu’ils ont régulièrement fait la visite médicale et que les vétérinaires ont procédé au contrôle de leurs viandes », insiste Charles Toko.
L’objectif visé, à travers cette mesure, est de protéger la santé de la population.
Il s’agit également, en imposant cette réforme dans le secteur de ces vendeurs, de les amener à payer des taxes journalières à la mairie. Le montant de la taxe à verser est fonction de la nature de la viande proposée. Pour la viande de mouton ou de cabri, il est de 200 F Cfa. S’agissant du poulet ou de la pintade, il s’élève à 300 F Cfa. Ce sera leur contribution dans le cadre de la mobilisation des ressources pour le développement socioéconomique de la cité.
Grâce à la base de données établie avec l’association des vendeurs, la municipalité a procédé, samedi 18 août dernier, à la remise d’une carte professionnelle et d’un tablier à son effigie, à chacun d’eux. Ce qui leur donne désormais le droit d’exercer leurs activités à Parakou.
Ce lundi 20 août, démarrent les descentes sur le terrain pour vérifier s’ils ont commencé à se conformer aux nouvelles dispositions entrées en vigueur. La phase de la répression, préviennent les autorités de la municipalité, est pour bientôt. « Nos services compétents procéderont au contrôle périodique et aléatoire des vendeurs agréés. Ceux qui ne se conformeront pas subiront la rigueur de la loi et se verront interdits d’exercice de l’activité dans la ville de Parakou », a averti le maire.
Après les transporteurs des véhicules de transport en commun, les conducteurs de taxi-moto, les boulangers et les distributeurs de pain dans la cité des Koborou, les vendeurs de viande grillée également n’ont pas été épargnés. La mairie vient de les embarquer à bord du train des réformes qu’elle a mis en œuvre.

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