Le Conseil national pour le dialogue social (Cnds) a ouvert sa deuxième session extraordinaire, vendredi 17 août dernier à l’infosec de Cotonou. Au cœur des échanges qui durent huit jours, la crise sociale passée et les mesures à prendre pour une rentrée scolaire apaisée.

Les travaux de la deuxième session extraordinaire du Conseil national pour le dialogue social (Cnds) ont démarré en présence des secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales ou de leurs représentants telles que la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), la Centrale des syndicats unis du Bénin (Csub), la Centrale des syndicats de secteur privé parapublic et informel du Bénin (Cspib)… 

Le président du Cnds, Guillaume Attigbé, a indiqué que cette session se tient après la crise sociale de près de quatre mois connue en début d’année. Il s’avère impérieux de se retrouver, à quelques semaines d’une rentrée scolaire, pour évaluer les mesures préconisées par le Cnds au cours de la précédente session. Il est aussi question de connaître des dispositions qui sont en train d’être prises à différents niveaux et tirer les leçons qui s’imposent.
Dans cette situation d’une « extrême délicatesse », affirme Guillaume Attigbé, le Cnds dans son rôle d’anticipation des conflits et autres mouvements sociaux, doit évidemment jouer sa partition en vue d’une rentrée scolaire apaisée. « Le cadre de dialogue social qu’est le Cnds, a pour vocation d’anticiper les mouvements sociaux dont les conséquences sont de nature à remettre en cause la cohésion nationale et à mettre en péril l’intérêt supérieur de la nation », a-t-il indiqué.
Les conseillers vont examiner plusieurs dossiers dont l’adoption du guide de campagne relatif aux textes fondamentaux du Cnds, dont la vulgarisation doit se poursuivre et couvrir les douze départements du Bénin ; la poursuite et la conclusion des échanges sur le Cadre national du dialogue social qui prend en compte les structures de base, sectorielles, départementales et les branches d’activités ; les échanges sur la situation sociale du pays. Il en appelle donc à l’assiduité et à la ponctualité des uns et des autres pour la réussite de la session.
Guillaume Attigbé a rappelé que depuis 2016, le Bénin connaît des réformes qui embrassent plusieurs secteurs de la vie nationale. « L’arsenal juridique en matière sociale est en train de subir de profondes modifications qui, à tort ou à raison, sont qualifiées de progrès ou de recul », affirme le président du Cnds, Guillaume Attigbé. Pour permettre aux conseillers de mieux appréhender les tenants et les aboutissants de certaines de ces réformes, il est prévu deux communications dont l’une porte sur les innovations contenues dans la loi n°2017-05 du 29 août 2017 fixant les conditions et la procédure d’embauche, de placement de la main-d’œuvre et de résiliation du contrat de travail en République du Bénin et l’autre sur les commissions administratives paritaires prévues par la loi n°2015-18 du 1er septembre 2017 portant statut général de la Fonction publique.
Guillaume Attigbé n’a pas passé sous silence les efforts que les conseillers fournissent individuellement et collectivement pour asseoir les bases du Cnds dont le rôle dans la création et le maintien de la paix sociale n’est plus à démontrer. Le Conseil, souligne son président, constitue un cadre approprié pour impliquer davantage les partenaires tripartites aux résolutions issues des négociations collectives. Son existence est le gage d’une plus grande légitimité sociale des mesures retenues de façon consensuelle par les partenaires tripartites par rapport aux conditions économiques et sociales du pays, d’après Guillaume Attigbé.

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