Chaque année, l’Office du baccalauréat affine sa méthode d’organisation de l’examen. Cette année 2018, c’est la réforme au niveau du paiement des primes de correction par virement bancaire en un temps record qui retient l’attention.

A compter de cette année, les primes de correction de l’examen du baccalauréat sont payées par virement bancaire aux correcteurs. La direction de l’Office du baccalauréat a pris cette mesure pour se conformer à la note de service du ministère des Finances.

En effet, par une note de service du 10 février 2017, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a interdit le paiement à vue des différentes primes et indemnités. Par la même directive ministérielle, il est autorisé le virement dans les comptes bancaires des agents publics et autres prestataires les différentes primes et indemnités. Une décision que les structures d’examens nationaux ayant de gros effectifs ont du mal à appliquer. Mais cette année, l’Office du baccalauréat a trouvé la solution pour mettre en œuvre cette mesure. Ainsi, trois jours après la fin des travaux de correction du bac, les enseignants dont les comptes sont domiciliés dans la banque partenaire de l’Office ont reçu leurs primes de correction. Au bout d’une semaine, tous les 5060 correcteurs, 1353 contrôleurs et 125 présidents de commissions ont touché leurs primes. « Au départ, les partenaires sociaux ont redouté l’efficacité du partenaire technique dans la mise en œuvre de la mesure ministérielle. Mais nous avons mis en place, grâce aux diligences de l’agent comptable de l’Office, un système de contrôle et de vérification des relevés d’identités bancaires pour faciliter les opérations au niveau de toutes les banques. Nous avons pris les mesures exceptionnelles avec notre partenaire technique pour faire observer à la lettre la décision de notre ministre de tutelle Mme Odile Marie Attanasso d’une part et satisfaire à nos engagements vis-à-vis de nos partenaires sociaux d’autre part. Je remercie M. Arnaud Houndji, l’agent comptable de l’office et son équipe pour avoir fait diligence », a laissé entendre Dr Alphonse da Silva.
Pour atteindre les derniers enseignants correcteurs du baccalauréat résidant dans les villages reculés où il n’y pas de banque, l’Office a fait recours aux structures d’épargne comme la Clcam pour positionner les primes. L’Office se réjouit d’avoir positionné les primes à bonne date. Cette expérience peut être étendue aux autres acteurs du baccalauréat d’ici la prochaine session unique, assure le directeur de l’Office du baccalauréat.

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