Le transport aérien est en pleine expansion en Turquie où, en plus de l’aéroport d’Atatürk qui faisait déjà sa fierté, il est projeté pour la fin du mois d’octobre prochain, l’inauguration d’un nouvel aéroport à Istanbul avec à terme une capacité d’accueil de 200 millions de passagers. De quoi apporter de la clientèle à sa compagnie Turkish Airlines et donner un coup de pouce au tourisme considéré comme l’un des piliers de son développement.

Le 29 octobre prochain marquera l’histoire de l’aviation moderne en Turquie et dans le monde. Le pays de Recep Tayyip Erdoga projette pour cette date l’inauguration de son nouvel aéroport dans la périphérie d’Istanbul. Un joyau annoncé comme l’un des plus grands au monde. Sa construction se fait en quatre phases. La première phase qui sera achevée avant l’ouverture prévoit une capacité d’accueil 90 millions de passagers. A terme, l’aéroport passera à un chiffre de 200 millions de passagers avec 500 check-points et un Duty free d’une superficie de 52 500 m², jugée supérieure à beaucoup d’aéroports dans le monde. 

« Ce ne sera pas seulement le premier aéroport au monde en nombre de passagers, mais également le plus grand en nombre de cargos transportés avec le plus grand et plus moderne centre de maintenance d’aviation », indique à des journalistes béninois en séjour à Istanbul, Askin Cantimur, vice-président Afrique subsaharienne de la compagnie Turkish Airlines. Le nouvel aéroport sera sept fois plus grand que l’aéroport d’Atatürk pourtant considéré comme le premier aéroport au monde en termes de connexion. Une situation favorisée, selon lui, par la situation géographique de la ville d’Istanbul qui s’offre comme un hub naturel et lui permet de desservir plusieurs régions du monde, soit 40 % du trafic mondial avec des appareils moyens.
Si le pays a mis la barre aussi haute, c’est en raison du développement exponentiel qu’a connu son transport aérien au cours des dernières décennies. Entre 2003 et 2018, le nombre d’avions dont dispose la Turquie a été multiplié par 3,2. Le nombre de passagers a été multiplié par 4,6 ; le nombre d’aéroports par 2,1 et les recettes multipliées par 23.
En 2003, le pays disposait de 162 appareils contre 517 en 2017. Sur la même période, le nombre de ses passagers est passé de 30 millions à 138 millions en 2017. Pour ce qui est des recettes, entre 2003 et 2017, elles ont grimpé de 3,1 milliards à 70 milliards. Conclusion d’Askin Cantimur : « Le développement du secteur en Turquie est beaucoup plus rapide que le développement mondial et partout ailleurs dans le monde ». Avec le nombre actuel de ses passagers, la Turquie est logée au 14e rang mondial mais projette déjà d’atteindre la dixième place d’ici 2035. Pourtant en 2003, il était au 29e rang mondial. Ces chiffres, précisera-t-il, sont ceux de l’Association internationale du transport aérien (Iata).

 

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 1817 fois