Un appel à propositions au profit des Organisations de la société civile (Osc) et des structures de l’État ayant une autonomie financière et de gestion prévue dans le cadre de la mise en œuvre des activités inscrit au Projet d’appui à la justice (Paj) est lancé, ce mercredi 8 août à Cotonou, par le Garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, en présence des représentants de l’Union européenne qui en est le bailleur.

Dans le cadre du projet d’appui à la justice (Paj), il a été lancé, ce mercredi 8 août à Cotonou, un appel à propositions au profit des Organisations de la société civile (Osc) et structures de l’État ayant une autonomie financière et de gestion. Cet appel entre dans le cadre des lignes directrices pour l’appui aux initiatives de la société civile pour une justice accessible, de qualité et pour l’amélioration des services pénitentiaires des établissements pénitenciers et les centres de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence. 

À travers cette subvention accordée par l’Union européenne, explique le chef projet-régisseur, Rodrigue Adohinzin, les structures et les Osc retenues auront la charge de contribuer à l’atteinte des objectifs fixés par le projet. Ainsi, l’appel à propositions, selon Séverin Quenum, Garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, participe à la construction de l’État de droit. Il se réjouit que le Paj vise à « contribuer à l’État de droit et à la promotion de la démocratie, à travers l’amélioration de la gouvernance, la lutte contre la corruption et le respect des droits humains ».
Un montant global de 580 957 000 francs Cfa est mobilisé pour la réalisation de projets retenus au terme de la soumission par toutes les Osc et structures étatiques éligibles. Le ministre de la Justice saisit cette occasion pour inviter les structures visées à participer massivement à cet appel à propositions en vue de l’octroi de subventions à leur profit.
Les projets devront être novateurs, a souligné Septime Azonnoudo, coordonnateur de la cellule technique du Fonds européen de développement. Il s’agira, a-t-il souligné, de donner aux bénéficiaires le gage d’une justice de qualité et d’apporter une amélioration significative au quotidien des détenus, des enfants et des adolescents en situation délicate. Pour lui, l’action publique est en marche au profit des préoccupations vitales pour l’avancement du Bénin.
Véronique Janssen, chef de section politique, presse et information à la délégation de l’Union européenne dira, pour sa part, que si l’Union a décidé de soutenir le secteur de la justice au Bénin, c’est parce qu’elle considère qu’un pouvoir judiciaire indépendant, impartial et intègre est essentiel pour asseoir un véritable État de droit, instaurer une confiance des justiciables dans la justice et créer un climat des affaires favorable aux investisseurs. Elle affirme alors que les organisations de la société civile peuvent aider à détecter et signaler les inefficiences ainsi qu’à coopérer avec les autorités afin d’assurer le plein respect des droits de l’Homme dans les poursuites judiciaires ainsi que dans le milieu carcéral.
L’appel à propositions s’articule autour de deux lots. Le premier concerne l’accès des justiciables à une justice de qualité à travers l’amélioration des services des cours et tribunaux. Le second lot vise l’amélioration des services pénitentiaires des établissements pénitenciers et des centres de sauvegarde de l’enfant et de l’adolescent. Le dossier de l’appel à propositions est disponible en ligne, notamment sur le site de la maison de la société civile entre autres, depuis le 3 août dernier.

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