Plusieurs taxi-motos dits zemidjans ont été saisis par la Police républicaine ce mercredi 8 août dans la ville de Bohicon suite à un contrôle de droit-taxi. Une situation qui a mis face à face les éléments de la police et les conducteurs de Zemidjans.

 

 

A la suite de cette opération, des conducteurs de moto de la ville carrefour se sont organisés en bande pour tenter de perturber l’ordre public. Ainsi, des groupes de Zémidjan se sont retrouvés en face du commissariat central de la ville obstruant  la circulation à l’entrée de la ville. Visiblement déterminés à récupérer leurs motos saisies, ils étaient prêts à tout pour affronter les éléments de la police qui se sont vus obligés de prendre position tout autour, arme au poing et prêt à tirer. Une position qui a fini par dissuader les manifestants qui sont restés impuissants.

 

Contacté au téléphone, Georges Sodonon, président de l’Union des conducteurs de taxi-motos (Ucotamo-Bohicon) déclare être dans sa ferme, donc loin des manifestants de la ville. Mais, il reconnait que c’est avec la mairie de Bohicon qu’ils ont pris la décision de procéder ce mercredi, avec l’appui de la police, au contrôle du droit-taxi auprès des conducteurs de moto.  Mais, force est de constater que les gens ne payent pas cette taxe qui est seulement de 2.500 Fcfa l’an. Pourtant, ajoute-t-il, c’est une taxe qui devra permettre à la mairie de faire des réalisations à travers la ville.

De sources proches de la mairie de Bohicon, le maire Luc Atrokpo qui avait pourtant ordonné l’opération a demandé dans le courant de la journée sa suspension à la suite d’un échange avec un groupe de conducteurs de Zem concernés.

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