Le député Mohamed Atao Hinnouho a comparu à nouveau, ce mardi 7 août au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Il est, en effet, poursuivi pour deux dossiers à savoir fraude douanière et incitation à la rébellion. L’audience a été renvoyée au 14 août prochain.

Le député Mohamed Atao Hinnouho, en détention depuis quelques mois à la prison civile de Cotonou, a comparu au tribunal hier dans un fauteuil roulant, comme à la précédente audience. Il a été présenté au juge des flagrants délits pour répondre des chefs d’accusation de fraude douanière et d’agression d’agents. En l’absence du représentant du laboratoire New Césamex, l’audience a été renvoyée au 14 août prochain. 

Il faut signaler que le député a été écouté par le tribunal sur la question relative à la fraude douanière, après la déposition du colonel Jacques Yempabou représentant l’administration douanière. Mohamed Atao Hinnouho a indiqué que depuis sept ans qu’il est député à l’Assemblée nationale, il n’officie plus en tant que représentant de sociétés pharmaceutiques. Certes, il est propriétaire des locaux qu’il a loués aux sociétés, dont il ne sait quel usage ces dernières en font. Son rapprochement avec le laboratoire New Césamex serait lié au contrat de bail, d’après ses explications. Ses avocats, maîtres Aboubakar Baparapé et Alfred Bocovo se sont demandé les raisons qui peuvent fonder la poursuite de leur client alors qu’il n’est plus impliqué dans la commercialisation des produits pharmaceutiques. Sur la question, Jacques Yempabou a fait savoir que l’article 345 du Code douanier poursuit pénalement tous ceux qui sont sur la chaîne de la fraude.
Le deuxième dossier dans lequel Mohamed Atao Hinnouho est accusé est relatif à l’agression des agents. Trois des quatre agents qui seraient agressés par le député sont absents à la barre. Les avocats en ont alors profité pour réitérer leur demande de mise en liberté provisoire du député et d’autorisation de soin conformément aux textes en vigueur. Mais le juge a rejeté les deux demandes, renvoyant l’audience sous huitaine. Aux dires de Me Baparapé, les avocats vont reprendre leur demande d’autorisation de soin pour permettre au député de se faire soigner à l’étranger ou tout au moins dans un autre centre, car sa vie en dépend.
Un vote de levée d’immunité du député poursuivi, entre autres pour trafic de faux médicaments, et de deux autres de ses collègues, est intervenu le 24 juillet dernier.

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