A l’occasion de la célébration du cinquantenaire de la Communauté électrique du Bénin (Ceb), le directeur général de cet organisme international spécialisé dans la production et le transport de l’énergie électrique, Karimou Chabi Sika, a défini les perspectives avant de rappeler les défis qui attendent. C’était au cours de la conférence de presse qu’il a co-animée avec son adjoint Katari Foly Bazi, à Lomé au Togo, le 27 juillet dernier.

« Nous sommes au cœur de l’avenir du système électrique de la Cedeao et nous avons des projets qui nous permettent de pouvoir remplir les conditions qui rassurent », déclare, le directeur général de la Communauté électrique du Bénin(Ceb), Karimou Chabi Sika. 

Au cours de la conférence de presse qu’il a co-animée avec son adjoint Katari Foly Basi, à Lomé au Togo, le 27 juillet dernier, dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de la société, il a estimé que si l’énergie est achetée à Lagos pour une destination comme le Liberia, à travers le réseau de la Ceb, on pourra être sûr que cela va bien se passer et que les redevances que la société doit percevoir seront réellement perçues.
Pour Karimou Chabi Sika, il y a ce qu’on appelle aujourd’hui la « dorsale sud » qui part du Nigeria en passant par le Bénin, le Togo et ira jusqu’au Ghana. Cette ligne de 330 KW qui est actuellement en phase de finalisation sera un réseau synchronisé. C’est un projet qui, explique le directeur général de la Ceb, est un grand avantage pour les pays de la sous-région. Car, si un pays est capable d’injecter de l’électricité, cette énergie est reçue partout.
« Nous sommes aussi sur un projet de l’interconnexion de l’extrême nord des deux pays, à savoir le Bénin et le Togo », informe le directeur général. Cela permettra de s’interconnecter avec le Niger et le Burkina Faso, indique-t-il. Dans ce cadre, la Ceb doit compléter ses infrastructures de manière à être capable de transporter de l’énergie et de la convoyer partout où il sera prévu de le faire, souligne selon Karimou Chabi Sika. C’est ainsi qu’il est prévu de construire, dans les mois à venir, la ligne Kara-Mango- Dapaong-Mandouri au Togo. Puis après, l’interconnexion avec Porga à l’extrême nord- ouest du Bénin. Ensuite, il y aura l’interconnexion Porga avec Malanville toujours au Bénin en passant par Tanguiéta.

Commercialiser les fibres optiques

Au niveau de l’extrême nord-est du Bénin, le directeur général de la Ceb annonce que la ligne vient d’être terminée, c’est-à-dire l’interconnexion Parakou-Bembèrèkè-Kandi et Malanville. Il y a ensuite la ligne qu’on appelle au niveau de la Cedeao, la « dorsale nord ». C’est une ligne qui part du Nigeria qui devait passer par le Niger pour aboutir au Burkina Faso. A ce niveau, il y a une autre interconnexion de 330 KW pour rejoindre la ligne qui part de Parakou pour Malanville.
En plus de la construction de ces interconnexions de réseaux, Karimou Chabi Sika ajoute que la Ceb est en train de se battre pour finir le barrage d’Adjarara et quelques centrales thermiques en cours de finalisation.
Au nombre des prochains défis, la Ceb entend accélérer le développement de l’hydroélectricité pour soutenir l’effort de production, selon le directeur général. Poursuivre aussi, la densification et la sécurisation du réseau de transport dans le cadre du marché régional de l’électricité pour les besoins de la communauté.
La Communauté électrique du Bénin dans le cadre de ses activités veut également se positionner comme fournisseur de fibres optiques. Et par rapport à ces fibres, elle va bientôt commencer à les commercialiser, assure Karimou Chabi Sika. Car, indique-t-il, il est reconnu universellement que les fibres optiques transportées par les sociétés d’électricité sont de meilleure qualité. Elles ne sont sujettes à aucune difficulté. « Nous n’avons pas jusque-là développé cette activité », a-t-il fait remarquer avant d’annoncer qu’en Afrique, c’est le Kenya qui a développé cette activité dont il tire la moitié de ses ressources en matière de redevances.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 2109 fois