Après Présidentielle 2006 au Bénin, le coup du 3e larron et Présidentielle 2011 au Bénin, le Knock-out (K.O), Comlan Cyr Davodoun vient de sortir son troisième essai politique. Intitulé Constitution béninoise du 11 décembre 1990, révision avortée : Que comprendre ?, cet ouvrage propose une analyse des faits liés à l’amendement manqué de la Loi fondamentale béninoise. 

Depuis son indépendance, le 1er août 1960, le Bénin a connu des moments forts au cours desquels il faut s’arrêter pour faire un point. Le dernier moment fort qui mérite un arrêt pour faire le point, selon Comlan Cyr Davodoun, est la tentative de révision de la Constitution du 11 décembre 1990, initiée par le président de la République, Patrice Talon qui a connu un échec à l’Assemblée nationale le 4 avril 2017.
La Constitution du 11 décembre est un ensemble de règles pour faire fonctionner les institutions de la République. Depuis son adoption, il y a bientôt trente ans, cette loi fondamentale n’a encore subi aucune modification. Alors qu’il y a aujourd’hui des dispositions de cette loi qui méritent d’être retouchées pour être en adéquation avec les réalités du moment.
Pour Comlan Cyr Davodoun, il y a un rituel auquel se livre chaque président qui accède à la magistrature suprême depuis le début des années 2000. Ce rituel est de tenter de réviser la Constitution du 11 décembre 1990. Les présidents Mathieu Kérékou, Boni Yayi et récemment Patrice Talon, chacun l’a tenté à sa manière. Autant de tentatives, autant d’échecs. Pourquoi cette soif de modification ? Veut-on se la soumettre, la tailler sur mesure ? Encore combien de temps la Constitution résistera-t-elle aux assauts répétés de la classe politique ?
Interpellé par la dernière tentative de révision, Comlan Cyr Davodoun a choisi d’exposer son analyse des faits dans un ouvrage alerte et clarifiant. Intitulé Constitution béninoise du 11 décembre 1990, révision avortée : Que comprendre ?, c’est un ouvrage de 122 pages structuré en quatre parties. Ses différentes parties examinent tour à tour les causes lointaines, les causes immédiates, les causes liées à l’interprétation du contenu du projet et les causes politiques.
Après avoir analysé ces différentes causes, l’auteur explique dans son ouvrage que le vote du 4 avril 2017 à l’Assemblée nationale a consacré le rejet ou plus exactement l’ajournement sine die du projet de révision de la loi fondamentale initié par le président Patrice Talon. L’expression de ce rejet, selon lui, ressemble à une nébuleuse faite de la combinaison de plusieurs paramètres porteurs de divers messages forts à ne pas occulter à l’avenir.
Cet ouvrage qui a été édité par les Editions Ruisseaux d’Afrique comporte l’intégralité du texte du projet de révision du président de la République Patrice Talon qui a été envoyé à l’Assemblée nationale par un décret de transmission.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 1368 fois