Réduire au maximum les risques de catastrophes. C’est le mot d’ordre de l’Agence nationale pour la protection civile (Anpc) qui a organisé, vendredi 27 juillet dernier, une descente à Zagnanado dans le cadre d’une séance de sensibilisation des différents acteurs. Il s’agit de prévenir les dégâts relatifs à la montée prochaine des eaux du fleuve Ouémé.

C’est connu que dans la période d’août à octobre, le fleuve Ouémé sort de son lit dans les communes de Zogbodomey, Zagnanado et Ouinhi. La crue fait chaque année des dégâts très importants avec souvent des pertes en vies humaines. Cette année-ci, le gouvernement à travers l’Agence nationale pour la protection civile (Anpc) a déjà donné l’alerte dans les zones concernées dans le département du Zou. Les populations vivant dans les environs du lit du fleuve sont prévenues et assistées afin d’évacuer les lieux avant la montée brutale des eaux. Il s’agit de travailler à la réduction des risques de catastrophes, notamment au regard des risques d’inondation, des risques de maladies hydriques.
La démarche de l’Anpc est d’appuyer les populations concernées à travers la communication et l’utilisation de l’information climatique notamment les résultats des prévisions agro-hydro-climatiques. En mettant aussi en place des dispositifs d’encadrement des producteurs de veille et de réponse aux risques liés à la montée des eaux du fleuve.
En descendant, vendredi dernier, sur la station hydrométrique de Zagnanado, les équipes conduites par le directeur général de l’Anpc, le commissaire divisionnaire Aristide Dagou, et le représentant de la direction générale de l’Eau, Aurélien Tossa, sont allées constater le niveau de montée du fleuve qui est aujourd’hui à un indicateur acceptable dit « vert ». N’empêche ! Il faut préparer et sensibiliser les autorités politico-administratives et les populations sur les risques d’inondation, et vulgariser les prévisions saisonnières des caractéristiques agro-climatiques de la saison des pluies ou de crue dans le département du Zou.
A cet effet, une rencontre a été organisée, vendredi dernier, à la mairie de Zagnanado avec les Pairs éducateurs et secouristes (Pes) de Zagnanado, Ouinhi et Zogbodomey. Ces derniers ont été formés sur les gestes de secours et les mesures à mettre en œuvre avant, pendant et après les inondations. Une rencontre à laquelle ont pris part le maire de Zagnanado, Symphorien Misségbétché, et le préfet du Zou, Firmin Kouton.
Des séances de préparation et de sensibilisation se sont déroulées pendant plusieurs jours sur le terrain dans les communes de Zagnanado, Ouinhi et Zogbodomey et dans les arrondissements critiques conformément à un chronogramme prédéfini. Il est à noter aussi que les plates-formes de ces trois communes ont été entretenues sur leurs niveaux de préparation face au risque d’inondation prochaine dans la région.
Selon le directeur général de l’Anpc, Aristide Dagou, il s’agit pour le gouvernement à travers le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, et la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique de mettre le citoyen au cœur de la protection civile. Cela permettra de limiter au maximum les dégâts mais aussi de faire des économies. C’est dire que la mission de la protection civile n’est pas que la distribution des vivres et autres matériels. Mais c’est aussi d’appuyer sur les pairs éducateurs et autres secouristes formés pour sensibiliser la population sur les risques de catastrophes avant même leur survenue.

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