L’intensification durable de la production de maïs et la protection des champs constituent deux enjeux majeurs sur lesquels l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a outillé, les 19 et 20 juillet dernier, près d’une centaine de techniciens et conseillers en production végétale. Il s’agit pour l’essentiel de mettre à leur disposition des méthodes efficaces pour assurer une bonne qualité des produits et diminuer les pertes post-récoltes.

Ils sont au total 89 techniciens dont 77 conseillers en production végétale à prendre part à la formation initiée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture en vue du renforcement de leurs capacités managériales pour impacter durablement la production du maïs. La formation a essentiellement mis en exergue les itinéraires techniques pour l’intensification durable de la culture du maïs, les techniques de gestion de la fertilité des sols et de la conservation des eaux et des sols et enfin les techniques de protection au champ, de stockage et de conservation du maïs. Au-delà du renforcement des capacités, la Fao ambitionne surtout de mettre à la disposition de ces techniciens des outils modernes et efficaces permettant d’assurer à la fois une bonne qualité des produits et une réduction des pertes. 

La formation vise également, aux dires du chargé de programme de la Fao au Bénin, Jean Adanguidi, « l’intensification de la production et l’amélioration du système de commercialisation du maïs chez les petits producteurs des communes ciblées ». Elle est animée par des spécialistes de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab) et est basée sur le contenu des manuels validés en cours d’édition. Grâce à cette formation, indique-t-il, l’encadrement des petits producteurs aux bonnes pratiques agricoles et de stockage dans le système de culture de maïs, le renforcement de leurs organisations professionnelles pour faciliter l’accès aux intrants ainsi qu’une meilleure connaissance des marchés intérieurs et sous-régionaux seront assurés. Pour ce qui est de l’impact post-formation, Jean Adanguidi reste convaincu, comme cela a été déjà le cas pour 300 autres producteurs qu’il se fera ressentir dans les champs de maïs et mettra surtout à la disposition des agences territoriales de développement agricole, des spécialistes du maïs. Il espère ainsi une plus-value dans l’assistance aux producteurs en quête d’outils pour améliorer leur rendement.
Françoise Komlan Assogba, secrétaire générale du ministère en charge de l’Agriculture, voit à travers cette formation, une action majeure pour contribuer à vaincre la faim. Elle en est d’autant plus convaincue, au regard de l’importance du maïs dans l’alimentation de base au Bénin et surtout eu égard à son importance dans la vie et l’économie des producteurs des communes ciblées. « La culture du maïs ciblée par ce projet joue un rôle primordial, aussi bien dans les systèmes de production que dans l’économie locale et l’alimentation des populations. Il constitue l’aliment de base d’environ 65% de la population nationale », illustre-t-elle. Le maïs occupe aussi, indique-t-elle, une place de choix dans le volet agricole du programme d’action du gouvernement. Pour elle, la Fao a fait œuvre utile à l’endroit du monde agricole béninois, en décidant de cette formation anticipée qui intervient avant la campagne agricole 2018-2019.

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