La fondation Etisalat Bénin appuie le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) avec cent dispositifs de lavage des mains pour contrer les épidémies d’origine hygiénique dont le choléra et les fièvres hémorragiques à virus Lassa et Ebola en milieu scolaire. La cérémonie de remise du don a eu lieu, vendredi 13 juillet dernier, au ministère à Porto-Novo.

La fondation Etisalat Bénin fait œuvre utile aux écoles frontalières plus exposées aux épidémies comme le choléra, les fièvres hémorragiques à virus Lassa et Ebola et autres maladies infectieuses liées notamment au manque d’hygiène. Elle a offert, vendredi dernier, cent dispositifs de lavage des mains au profit de ces dernières à travers l’Unité focale de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Ufls-Tp) du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp). Le don est d’une valeur globale de 8 250 000 francs Cfa. Il devra permettre aux écoliers des établissements bénéficiaires d’assurer une bonne hygiène afin d’être en bonne santé. 

Ce geste traduit l’engagement de la fondation Etisalat Bénin en matière d’éducation, précise sa secrétaire exécutive Dolorès Chabi Kao. Selon elle, la fondation Etisalat entend ainsi donner un contenu concret à la maxime de Victor Hugot selon laquelle « Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne ». Seulement, une bonne éducation d’un enfant n’a de sens que si elle est accompagnée d’une bonne santé de l’apprenant. Mieux, l’enseignement à lui seul ne suffit pas pour faire de l’enfant un homme de demain. Ainsi, en plus de lui donner le savoir, il faut lui transmettre aussi le savoir-faire et le savoir-être qui lui imprime un changement comportemental pouvant l’aider à évoluer dans la société. C’est pour cette raison, explique Dolorès Chabi Kao, que la fondation Etisalat a fait le choix d’intervenir simultanément dans deux secteurs clés au Bénin à savoir l’éducation et la santé.
Le thème de la campagne sociale 2018 « Ensemble, sauvons des vies ! » prend d’ailleurs tout son sens au regard de la nature du don offert au Memp. Ce faisant, la fondation Etisalat n’a pas voulu rester insensible à la correspondance de l’Ufls-Tp qui a sollicité son accompagnement pour la réalisation de dispositifs de lavage de mains. « En collaboration avec l’équipe de l’Unité focale de lutte contre le Sida, nous avons pensé avec beaucoup d’amour et réalisé ce dispositif pratique et solide qui permettra aux enfants d’apprendre les notions élémentaires en matière d’hygiène et les protégera des maladies infectieuses », confie Dolorès Chabi Kao. Tout en trouvant le don insuffisant au regard des nombreux besoins sur le terrain, la secrétaire exécutive de la fondation Etisalat Bénin se réjouit d’avoir fait le pas.

Des besoins sur le terrain

En 2015 déjà, la fondation s’était mobilisée à la faveur d’une campagne publicitaire de sensibilisation sur l’importance du lavage des mains. « Mobilisons-nous tous autour de la question parce que les épidémies nous concernent tous lorsqu’elles s’installent dans un pays, elles n’ont ni frontière ni barrière sociale », indique Dolorès Chabi Kao.
Ce geste de la fondation Etisalat est un grand soulagement pour la coordonnatrice de l’Ufls-Tp. Espérance Obonté Natta remercie la fondation Etisalat Bénin qui n’a ménagé aucun effort pour être la toute première structure parmi les dizaines saisies à avoir répondu favorablement aux différentes correspondances qu’elle a adressées dès sa prise de fonction en mai 2017. Il s’agit d’une œuvre vraiment utile au regard des ravages des maladies infectieuses dues au manque d’hygiène surtout au niveau des localités frontalières. Les enfants étant les plus exposés, il est important que des actions soient faites pour les protéger dans les écoles. La coordonnatrice de l’Ufls-Tp se réjouit de la qualité du dispositif en fer par l’entreprise Archicad Btp garantissant ainsi sa durée dans le temps. Espérance Obonté Natta rassure de ce que l’usage du joyau ne souffrira d’aucune négligence dans les écoles bénéficiaires. Cet engagement a été réaffirmé par le porte-parole des écoliers, Marie-Odile Gantin qui promet un bon entretien des dispositifs.
Réceptionnant officiellement le don, le directeur de cabinet du Memp, représentant le ministre, Dèdèwanou Avodagbé, a précisé que les cent dispositifs iront directement vers les écoles frontalières des départements de l’Atacora et de la Donga où sévissent surtout la fièvre hémorragique à virus Ebola et/ou Lassa. Le choix des écoles frontalières s’expliquent surtout par la porosité des frontières où se propagent le plus ces virus. Ces matériels à l’endroit de ces écoles permettront aux apprenants d’assurer l’hygiène permanente de leur mains après toutes activités et d’endiguer un tant soit peu la propagation de ces maladies. Le directeur de cabinet du ministère estime dès lors que ce geste de la fondation Etisalat Bénin va contribuer à l’amélioration de l’offre éducative.
Le don des cent dispositifs de lavage des mains en matériaux définitifs par la fondation est salutaire et mérite des encouragements de la nation tout entière, souligne Dèdèwanou Avodagbé. Selon lui, l’ambition du ministère est de doter chaque école frontalière d’au moins deux dispositifs de lavage des mains. Ce qui nécessite environs 5000 dispositifs pour couvrir les 36 écoles des communes frontalières sur toute l’étendue du territoire national. Le représentant du ministre dit compter davantage sur la générosité de la fondation Etisalat Bénin qu’il appelle à ne pas s’arrêter en si bon chemin. Il espère d’autres dispositifs de lavage des mains pour couvrir les besoins sur le terrain. Il invite aussi les autres réseaux de téléphonie mobile ainsi que les institutions parapubliques, privées, nationales et internationales à emboîter le pas à la fondation Etisalat Bénin pour aider le ministère à relever le défi de la lutte contre les fièvres hémorragiques à virus Lassa et Ebola pour une éducation de qualité dans les écoles frontalières du Bénin.

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