Du 21 au 22 juin prochain, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) organise à Cotonou, l’édition 2018 des Journées nationales de la gouvernance au Bénin dont la particularité est l’annonce du recouvrement des deniers publics détournés. En prélude à ces journées, le président de l’Anlc, Jean-Baptiste Elias, et ses collaborateurs ont animé une conférence de presse, ce lundi 18 juin, à Cotonou, pour expliquer les tenants et les aboutissants de ce creuset de réflexion sur la lutte contre la corruption et l’impunité au Bénin.

« La lutte contre l’impunité et la corruption : quelles méthodes pour rendre effective la sanction et pour aller plus loin dans l’application des textes ?». C’est la thématique principale retenue pour l’édition 2018 des Journées nationales de la gouvernance au Bénin (Jng) qui se tiennent les 21 et 22 juin prochains à Cotonou.
Par cette deuxième édition, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) veut aller au-delà des sanctions administratives et pénales pour faire de la restitution des deniers publics détournés le fer de lance de la lutte contre l’impunité.
Pour le président de l’Anlc, Jean-Baptiste Elias, l’édition 2018 des Jng sera une occasion pour offrir aux parties prenantes une réelle opportunité d’appréciation de l’état des lieux de la lutte contre l’impunité et la corruption au Bénin. Elles feront le bilan de la mise en œuvre des recommandations de l’édition 2017 des Jng ; réfléchir aux meilleures stratégies à mettre en place pour renforcer la répression au niveau des administrations civile, militaire et judiciaire.
Les parties prenantes, selon Jean-Baptiste Elias, proposeront au terme de ces Jng, des solutions pour le recouvrement des deniers publics et de biens détournés et instituer un mécanisme ou renforcer ceux existants pour la gestion desdits biens recouvrés.
Les Jng, explique le président de l’Anlc, sont une rencontre de haut niveau des différents décideurs politiques et socio-économiques pour discuter des problèmes urgents auxquels le pays est confronté. L’objectif étant de mobiliser un large éventail de parties prenantes de la société béninoise, appuyé par des experts internationaux pour favoriser le débat autour de la promotion de la bonne gouvernance en lien, entre autres, avec les Objectifs de développement durable (Odd).

Trois sous-thèmes

Pour l’édition 2018, les Jng se tiendront autour de trois sous-thèmes. Le premier est « La lutte contre l’impunité et la corruption : application effective et rigoureuse des sanctions administratives et des moyens pour y parvenir ». Pour ce qui concerne le deuxième sous-thème, il est intitulé « La lutte contre l’impunité et la corruption : la problématique du recouvrement des avoirs au Bénin ». Un sous-thème qui, selon le président de l’Anlc, se rapporte à l’Odd 16.4. Le troisième sous-thème enfin porte sur « La lutte contre l’impunité et la corruption : application effective et rigoureuse des sanctions civiles et pénales et des moyens pour y parvenir ».
En initiant les Jng, l’Anlc est partie sur la base de certains indicateurs. Le Bénin explique Jean-Baptiste Elias, est considéré comme l’une des démocraties les plus stables de l’Afrique de l’Ouest. Cependant, la corruption y constitue une réelle menace pour la gouvernance démocratique et sape son développement économique et social. Il ajoute que sur le tableau des classements publiés chaque année par Transparency international, le score du Bénin s’est légèrement amélioré en 2017 par rapport à 2016. De la 95e place en 2016, le Bénin a occupé la 85e place en 2017. Ce qui constitue, à son avis, une avancée remarquable de dix places. Malgré ces indicateurs, le mal persiste.
Pour le président de l’Anlc, la détermination du président de la République à promouvoir une meilleure gouvernance politique et économique, offre à son institution, une occasion unique de soutenir les stratégies de lutte efficace contre l’impunité et la corruption au Bénin.

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