Depuis sa prise de fonction, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a clairement affiché sa ferme volonté d’en finir avec les fraudeurs, les fossoyeurs de l’économie nationale et les auteurs de crimes financiers. En témoignent les nombreux audits diligentés. Le vote de la loi 2018-17 portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin en est également un signal éloquent.

Adoptée lundi 11 juin dernier, la loi 2018-17 portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin va renforcer l’arsenal réglementaire et juridique mis en place par le gouvernement du président Patrice Talon dans la lutte contre l’impunité. En effet, l’engagement du chef de l’Etat à lutter contre les crimes économiques et l’insécurité sous toutes ses formes n’est plus à démontrer. Il a souvent manifesté sa volonté d’assainir l’environnement économique du pays caractérisé par la fraude, la corruption et les malversations financières. Dans cette lutte, il n’entend épargner aucun faussaire quel que soit son rang. Un tel défi, au regard de l’ampleur du mal au Bénin, nécessite un cadre juridique rigide. C’est pourquoi le gouvernement a accordé du prix au vote de cette loi, à travers les diligences du ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, qui ont porté leurs fruits. Le vote de cette loi est un succès dont peut se réjouir le président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), Thomas Azandossessi, qui a su mettre en place le lobbying nécessaire à la réalisation de cette ambition du président Patrice Talon. Une ambition noble qui va contribuer à relever le Bénin de l’intérieur. L’adoption à l’unanimité de cette loi montre d’ailleurs l’adhésion de l’ensemble des députés dans le combat contre l’impunité et leur détermination à accompagner le chef de l’Etat dans la lutte contre les fossoyeurs de l’économie nationale. 

Grâce aux dispositions de la loi 2018-17 portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin, les auteurs de fraudes ont des soucis à se faire. Les mesures de surveillance et de vigilance sont renforcées et les sanctions pénales prévues à l’égard des fraudeurs sont lourdes. En cas de blanchiment de capitaux, c’est une peine d’emprisonnement de 3 à 14 ans, selon le cas, et le paiement d’une amende égale au triple de la valeur des biens ou des fonds sur lesquels ont porté les opérations de blanchiment avec possibilité d’interdiction de séjour.
Pour ce qui concerne les opérations de terrorisme, la peine d’emprisonnement est de 10 ans au plus et l’amende est égale au moins au quintuple de la valeur des fonds. Il va sans dire que cette loi a été taillée pour décourager les actes de terrorisme et les crimes financiers. Elle constitue un outil juridique important dans la conduite des grandes réformes initiées par le chef de l’Etat en la matière.

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