Le stockage de blocs de granite en vue de la construction de la digue immergée de protection et de la valorisation de la côte à la hauteur de Avlékété dans la commune de Ouidah se met progressivement en place. Dans la journée de ce mardi 15 mai, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a visité le site de stockage au port de Cotonou et a réceptionné le navire Gmb Artémis affrété pour transporter des blocs de granite en provenance de Norvège.

Le projet de construction d’une digue immergée de quatre kilomètres à l’Ouest de Cotonou est entré dans sa phase active depuis environ six mois. Ce segment prioritaire de côte, situé dans les zones d’Avlékété dans la commune de Ouidah dont le chantier de stockage et de conditionnement de blocs de granites situé au port de Cotonou, a reçu la visite du ministre du Cadre de vie, José Didier Tonato qui a réceptionné le navire Gmb Artémis transportant 33 000 tonnes de blocs de roche pour la réalisation du projet.

Pour construire le brise-lames, l’entreprise contractante doit utiliser un 1,2 million de tonnes de blocs de granite. Selon le ministre Tonato, l’approvisionnement se fait dans les proportions deux tiers et un tiers. Il explique que les deux tiers de blocs de granite doivent provenir des carrières béninoises et le tiers restant d’une carrière identifiée en Norvège. « Au total, douze navires vont décharger pendant plus de deux ans pour permettre la construction de cette digue », précise-t-il.
Le ministre Tonato explique ce choix d’importation de blocs de granite par la célérité voulue dans les travaux alors que les trois carrières du Bénin ne peuvent couvrir la demande pour servir l’ensemble des sites de construction. Outre le nouveau chantier d’Avlékété, il y aura à partir de l’année de nouveaux sites de construction de brise-lames à Djègbadji et Grand-Popo en plus des sites de construction d’épis à l’Est de Cotonou, notamment Akpakpa- Dodomè. « Nous avons évalué la capacité de production de blocs de tout le Bénin. Nous avons ouvert deux fronts, Cotonou Est et Avlékété. Si nous voulons suivre notre rythme de production, nous aurons besoin d’environ six ans pour avoir le volume et le tonnage de blocs nécessaires pour avancer. Il a été question, sur la base des instructions du chef de l’État, de mixer pour ramener le délai de construction à trois ans. C’est pour cela que nous avons opté pour un tiers minimum de blocs en provenance de l’extérieur pour suppléer à ce que nos carrières ne peuvent pas produire », explique le ministre du Cadre de vie.

Mise en place des enrochements dès octobre

Le chantier a commencé par se mettre en place depuis bientôt six mois, informe le ministre précisant que les essais altimétriques ont été faits et le site de stockage a commencé par recevoir des blocs en provenance de Dan et environ, indique le ministre Tonato. Il reçoit également le premier bateau de roche en provenance de Norvège. Ces travaux préparent le démarrage effectif de la construction de la digue en octobre prochain à Avlékété, période propice pour ces types de travaux en mer. Autour de cette période, la saison sèche est là et offre l’avantage d’une marée plus basse, donc plus favorable pour les opérations en mer.
Selon Moens Jan, directeur du projet, le navire qui a accosté décharge des enrochements d’un à trois tonnes qui seront stockés quelques mois à quelques encablures du port de Cotonou avant d’être utilisés à partir de fin octobre pour la construction du brise-lames à Avlékété.
Le projet dans sa phase actuelle sur Avlékété est évalué à quelques 65 milliards de francs Cfa, pour la construction de la digue immergée sur quatre kilomètres, le remblai et l’aménagement de la plage pour permettre le développement d’activité balnéaire et d’infrastructures hôtelières et d’activités de développement touristique. Le ministre rassure qu’avec l’ouverture prochaine d’un troisième front à Grand-Popo, « nous aurions réglé définitivement la question de la protection côtière au Bénin ».

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