Démarré le 1er novembre 2017, le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) a pris fin le 30 avril dernier sur une bonne note, quoique certains citoyens soient laissés en rade. Une prolongation de quelques jours aiderait à repêcher les retardataires.

Le délai fixé dans le cadre du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), est arrivé à échéance, lundi 30 avril dernier. Le point au niveau des différents départements témoigne de la forte mobilisation des populations dans le cadre de cette opération.

Au-delà des polémiques qu’il a suscitées au sein de l’opinion publique, le Ravip a connu une réussite au vu des chiffres avancés par le comité technique de pilotage.
Selon cette source interrogée par nos confrères de la Radio nationale, ce lundi 7 mai, les prévisions ont été largement dépassées. Au total, 10,5 millions de personnes se sont fait enregistrer sur toute l’étendue du territoire national.
Le point présenté par la même source au niveau des différentes communes placent les départements de l’Alibori et de l’Atacora quasiment en tête, soit 93,46 %. Le littoral s’en sort avec 90 % de citoyens enrôlés.
Le constat au niveau des différentes villes est tout aussi reluisant. A Tchaourou, l’enregistrement a été fait à hauteur de 80,62 %, 95,02 % à N’Dali et 103 % à Parakou. A Abomey-Calavi, les prévisions dans le cadre du Ravip étaient de l’ordre de 650 000. Au terme de l’opération, 684 000 personnes ont été enregistrées. A Porto-Novo, une participation de 116 % a été enregistrée.
Toutefois, en dépit de la forte mobilisation enregistrée dans le cadre de l’opération, tous les citoyens n’ont pas pu se faire enrôler. Beaucoup sont restés en rade dans le cadre du recensement.
Si pour certains, les retardataires devraient s’en prendre à eux-mêmes, il est important de préciser que depuis le démarrage de l’opération, le 1er novembre 2017 jusqu’à la clôture, le 30 avril dernier, les citoyens ne se sont pas fait prier. Ils ont compris l’enjeu et n’hésitaient pas à sacrifier toute une matinée, voire toute une journée parfois même au soleil en vue de répondre à cette obligation citoyenne.
Dans les villes, la mobilisation n’a jamais faibli. Mais c’est sans compter également avec les fausses notes de l’opération qui n’ont pas facilité la tâche à tous les citoyens. Certains ont fait le parcours du combattant sans obtenir gain de cause en raison de l’affluence quasi permanente sur les lieux d’enrôlement ou encore de la faible visibilité des sites d’enrôlement au début de l’opération. C’est le cas de dame Alexandrine croisée au portail du Ceg Le Nokoué et qui n’a pas pu se faire enrôler jusqu’à la date de la clôture de l’opération, en dépit de ses nombreux déplacements sur les lieux. Comme elle, d’autres citoyens dans le même cas plaident pour une rallonge de la part du gouvernement afin de se mettre au pas.
Selon le coordonnateur du Ravip-Donga, Issifou Mamadou, intervenu sur la Radio nationale, ce lundi, les cas des retardataires sont en train d’être examinés. Ils pourront se rendre dans tous les chefs-lieux pour se rattraper.
Relativement à ce sujet, le coordonnateur national du Ravip, Jean Aholou, semble être ferme. Joint au téléphone, ce lundi, il explique qu’il n’y a pas de rattrapage pour les retardataires, du moins pour le moment?
Carte multifonction

Consacrée par la loi n°2017-08 du 19 juin 2017 portant identification des personnes physiques en République du Bénin ainsi que par le décret n° 2017-377 du 02 août 2017, la carte Ravip est une carte unique multifonction. Il permet de doter chaque Béninoise et chaque Béninois d’un numéro personnel d’identification sur la base duquel il pourra obtenir une carte d’identité nationale électronique aux multiples fonctions. Ce numéro personnel d’identification figurera sur les actes officielles qui l’identifient au sein de la société. Le numéro personnel d’identification est individuel, personnel, et permanent.
Le Ravip permettra également de doter le Bénin d’un Registre national de la population ; permettra aux Béninois inscrits sur le registre des Béninois de l’étranger, de demander à l’Etat béninois de leur assurer la jouissance de leurs droits de Béninois vivant à l’étranger.
La carte Ravip, présentée comme une carte à tout faire ou encore une carte qui simplifie la vie, est aussi une réponse définitive aux problèmes d’actes de naissance, car elle favorise la mise en place d’un état-civil moderne et fiable.
Pour donner une chance à tous les Béninois de s’offrir cet outil jugé très important pour le développement par le gouvernement, une prolongation de quelques jours serait bénéfique à tous.

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