Mis sous mandat de dépôt depuis, lundi 26 février dernier, cinq agents de la Brigade anti-criminalité (Bac) ont comparu à la barre, mardi 17 avril dernier, au Tribunal de première instance de première classe de Parakou. Ils avaient à répondre du chef d’accusation de coups et blessures mortels à un usager de la voie publique au cours d’une mission de patrouille, lundi 19 février dernier à Parakou.

Attendus pour expliquer les conditions dans lesquelles cet usager de la voie publique a rendu l’âme quelques instants après, ils n’ont pas reconnu les faits.
Pour le représentant du ministère public, Bachirou Assouma, et Me Claude Tékounti de la défense, les coups et blessures mortels sont une infraction criminelle. Elle ne saurait donc être jugée en premier ressort. Ils ont, par conséquent, suggéré que la cour se déclare incompétente pour connaître du dossier. Au terme des débats, la cour présidée par le magistrat Moussa Adamou a accédé à leur demande, et a conclu à l’incompétence du tribunal. L’affaire a donc été envoyée au cabinet d’instruction.
S’agissant des faits, ils remontent au lundi 19 février dernier. Selon les témoins, la victime avait été surpris en pleine communication par une patrouille des policiers de la Bac, alors qu’il était au volant. Sommé de s’arrêter, il n’a pas voulu obtempérer et a préféré s’enfuir. Pris en chasse, il sera rattrapé et maîtrisé au niveau de Bétérou, à Tchaourou, sur la route Parakou-Djougou. Mais conduit quelques instants après dans un centre de santé à Tourou, sur insistance de l’un de ses proches, il rendit l’âme.

 

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