La presse béninoise vient de perdre l’une de ses précieuses plumes en la personne de Maurice Chabi. Ce journaliste et ancien directeur de publication du quotidien national « Ehuzu » aujourd’hui « La Nation » a tiré sa révérence à son domicile à Abomey-Calavi, samedi 31 mars dernier à l’âge de 67 ans. Conformément à ses dernières volontés selon lesquelles il ne veut pas de la morgue ni des hommages autour de sa dépouille mortelle, il a été inhumé aussitôt, le lendemain dimanche 1er avril, au cimetière d’Adjagbo. Avec son départ pour l’au-delà, l’ancien directeur de publication de « Les Echos du jour » (son propre journal) laisse orphelines quatre filles avec une veuve. Côté religion, il professe la foi de l’Eglise protestante méthodiste. 

Il est perçu par ces anciens collègues comme un journaliste très courageux caractérisé par sa liberté de langage, comme un défenseur des droits de l’homme, un journaliste qui n’a pas peur pour ses opinons et prêt à dire aux autorités ce qu’il pense de leur gouvernance. C’est le cas de la lettre ouverte adressée à son frère Boni Yayi, président de la République d’alors, pour dénoncer les incohérences juridiques de sa gouvernance.
Il est auteur de plusieurs livres dont ‘’Il était une fois un caméléon nommé Kérékou’’ à travers lequel il fait découvrir les différentes facettes de l’homme du 26 octobre 1972. Il est aussi auteur d’un livre édité en Europe mais pas encore sorti.

Vive le doyen Maurice Chabi !

 

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