Quarante acteurs du secteur de l’agrobusiness provenant de onze pays d’Afrique renforcent, depuis ce mercredi 7 mars, leurs capacités entrepreneuriales au centre régional Songhaï à Porto-Novo. Cette formation des formateurs visant à accroître leur productivité et à les rendre davantage compétitifs sur le terrain, est initiée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao).

L’émergence des secteurs de l’agriculture et de l’agrobusiness en Afrique reste une priorité de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Elle en a donné une fois encore la preuve, ce mercredi 7 mars à Porto-Novo, avec le lancement au centre régional Songhaï, de la session de formation des formateurs au profit de quarante acteurs africains du secteur de l’agrobusiness et de l’entrepreneuriat agricole. 

Les participants proviennent de onze pays d’Afrique, en l’occurrence de la Côte d’Ivoire, du Nigeria, du Mali, du Rwanda, du Tchad, de la Zambie, du Kenya, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, du Ghana et du Bénin. Ils ont été sélectionnés sur la base de leurs expériences, leur motivation et surtout leur engagement à partager les connaissances nouvelles qu’ils vont acquérir, pendant les trois semaines de formation, avec leurs pairs dans leurs pays respectifs.
Pour le représentant du représentant résident de la Fao au Bénin, Jean Adangnidi l’organisation de cette session de renforcement de capacités s’insère dans le cadre du Mécanisme d’appui au programme multipartenaire de la Fao. Elle vient en appui aux efforts des pays bénéficiaires pour créer un réseau de formateurs capables de promouvoir la performance de chefs de micro et petites entreprises et de coopératives dans le domaine agricole afin d’être compétitives sur les différents marchés, précise Jean Adanguidi. A travers cette formation, poursuit-il, la Fao entend contribuer, de façon pratique et concrète, à l’atteinte des objectifs de la Déclaration de Malabo visant une croissance accélérée de l’agriculture et une transformation pour une prospérité partagée et des moyens d‘existence améliorés. Ce qui nécessite, explique le représentant du représentant résident de la Fao au Bénin, l’intégration et la participation des jeunes et des femmes afin qu’ils tirent profit de cette croissance et des opportunités de transformation qu’elle offre pour améliorer leurs rendements. « La Fao compte beaucoup sur vous les privilégiés de cette formation dans ce haut lieu de savoir qu’est le centre Songhaï, un centre d’excellence reconnu par les Nations Unies », souligne Jean Adanguidi. Il encourage les stagiaires à non seulement tirer le maximum des enseignements qui leur seront transmis, mais aussi à mettre en place un réseau structuré et pérenne pour un partage de connaissances et d’expériences entre producteurs africains, même après la fin de la formation.
Pour sa part, Charlemagne Sintondji, au nom du directeur du centre régional Songhaï, salue cette vision de la Fao au profit des secteurs de l’agrobusiness et l’agriculture en Afrique. Selon lui, il est vraiment important d’investir dans la formation du capital humain, si l’on veut atteindre l’objectif non seulement d’une agriculture attrayante, efficace, fonctionnelle et rémunératrice mais aussi une économie dynamique et une société productrice et stable. Charlemagne Sintondji rassure les stagiaires de ce qu’ils seront outillés, pendant les trois semaines de formation, sur les plans technique, moral et organisationnel pour changer leurs façons de fonctionner et développer désormais des aptitudes de producteur-leader. Aussi, la formation leur offrira-t-elle l’opportunité de s’exercer à l’élaboration d’un Plan d’affaires simple pour mieux faire prospérer leurs activités et booster la gestion de leur entreprise, insiste le représentant du directeur du centre régional Songhaï. Une aubaine que n’entendent pas rater les stagiaires dont Marcel Kouakou Yao et Rosalie Ottou, venus respectivement de la Côte d’Ivoire et du Cameroun, tout en remerciant la Fao pour sa vision de développement du secteur agrobusiness de l’Afrique.

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