Le plan d’opération de la troisième phase du Projet de promotion de l’agriculture (ProAgri3) a fait l’objet d’un atelier de partage, ce mardi 6 mars au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Des acteurs intervenant à divers niveaux du secteur agricole ont été, à l’occasion, entretenus sur les objectifs, indicateurs, dispositif technique et activités clés du projet.

Le Projet de promotion de l’agriculture (ProAgri) intervient dans seize communes des départements de l’Atacora, de la Donga, du Borgou et des Collines. L’objectif principal du projet est d’améliorer la performance des chaînes de valeur agricoles sélectionnées dans les quatre filières prioritaires appuyées par le projet depuis six ans. 

L’atelier organisé, ce mardi 6 mars dans les locaux du ministère en charge de l’Agriculture à Cotonou, visait donc à partager avec les acteurs du secteur, les objectifs, indicateurs, dispositif technique et activités clés du projet qui en est à sa troisième phase. Phase sur laquelle compte particulièrement Andréas Koling, directeur résident de la Giz. Les deux précédentes phases du projet, s’est-il réjoui, ont connu un franc succès. Ce qui justifie l’intérêt porté à cette troisième phase finalisée au cours de la dix-neuvième session des négociations entre le Bénin et la République Fédérale d’Allemagne à Berlin en septembre 2016. Ledit projet a été ainsi reconduit pour trois ans, du 1er octobre 2017 au 30 septembre 2020.
Ce qui réjouit également le directeur résident de la Giz, c’est l’important appui que ce projet apporte au secteur agricole et sa contribution à la réalisation des grandes ambitions dans le secteur. « C’est un projet à fort impact », indique-t-il. Pour le secrétaire général adjoint du ministère, Innocent Togla, l’atelier devrait permettre aux acteurs d’échanger sur l’offre et la pertinence du projet par rapport aux besoins sur le terrain. Il intervient, poursuit-il, à un moment crucial avec des réformes dans le secteur. « Vous aurez à coopérer avec de nouveaux acteurs qui sont en place, à savoir les directions départementales et les agences territoriales de développement agricole », rappelle-t-il aux participants. « Cet exercice montre un début de réussite de ce programme et amènera chacun à apporter convenablement sa contribution », apprécie Innocent Togla.
Il faut rappeler qu’au niveau du ministère de l’Agriculture, ProAgri3 ensemble avec plusieurs projets de la Giz à travers une unité, appuie l'évolution des conseils politiques et les directions techniques dans l'élaboration des stratégies pour la mise en œuvre de la promotion des filières agricoles dans les pôles de développement agricole gérés par les agences territoriales de développement agricole et les structures déconcentrés. Ces actions visent, entre autres, l'amélioration de la performance des Organisations professionnelles agricoles et de leurs faitières respectives et la fonctionnalité des plateformes de dialogues public-privé.

Attentes

Au terme de ce projet, il est attendu que 70 % des acteurs appuyés (productrices, producteurs, transformatrices et transformateurs) dont 30 % de femmes augmentent de 10 % leurs revenus disponibles. La quantité totale de produits agricoles transformés par les groupements de femmes appuyés dans les filières sélectionnées devra connaître aussi une augmentation à hauteur de 20 % dans la filière soja, 10 % dans les filières riz et karité et 5 % dans la filière anacarde. Le nombre des acteurs appuyés appliquant une mesure de bonne pratique agricole pour la protection de l'environnement ou l'adaptation au changement climatique connaîtra également une augmentation de 10 % dans les filières riz et anacarde et 50 % dans la filière soja.
Il est aussi projeté que le nombre des conventions locales pour la protection et la gestion des parcs naturels de karité augmente de deux à dix. Pour ce qui est des acteurs clés des quatre filières, ils auront, au terme du ProAgri3, approfondi leurs connaissances de l'approche chaîne de valeur ajoutée grâce à leur participation à la formation « ValueLinks ». Enfin, le projet devrait permettre aussi, chez 75 % des producteurs, d’avoir une productivité moyenne de 5 % dans la filière soja et 10 % dans la filière anacarde?

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