Des grossistes répartiteurs en produits pharmaceutiques ont été mis sous mandat de dépôt et comparaissent ce mercredi 21 février au tribunal de première instance de Cotonou, pour vente de médicaments falsifiés ; exposition, détention en vue de vente, mise en vente ou vente de substances médicamenteuses, falsifiées ou toxiques, a-t-on appris de sources judiciaires.

Il s’agit des responsables de la Centrale d'achat des médicaments essentiels et consommables médicaux (Came), de l’Union béninoise de pharmaciens (Ubphar), de l’Ubipharm, de Promo Pharma Bénin, du Groupement d'achat des pharmaciens d'officine du Bénin (Gapob), précisent les mêmes sources. On compterait également parmi les mis en cause deux collaborateurs (dont l’un se dit délégué médical) du député Atao Mohamed Hinnouho actuellement en cavale, suite à la découverte à son domicile d’une importante quantité de produits pharmaceutiques.
Le directeur des Pharmacies, des Médicaments et des Explorations diagnostiques (Dpmed) est également interpellé. Il est poursuivi, pour sa part, pour abus de fonction, étant censé contrôler le marché et empêcher la commission de ces infractions prévues et punies par la loi n°2007-21 portant protection du consommateur en République du Bénin.
Dans le but d’assainir le secteur pharmaceutique, le gouvernement du Nouveau départ a lancé en février 2017 l’opération Pangea IX de lutte contre les faux médicaments. Plus de cent tonnes de médicaments contrefaits avaient été arraisonnés par les forces de sécurité sur plusieurs sites de vente, notamment dans le célèbre marché Adjégounlè de Dantokpa. Une bonne quantité de ces produits de qualité douteuse ou mal conservés, nocifs pour la santé, a été incinérée. Des trafiquants ont été mis aux arrêts puis condamnés.
Un engagement du gouvernement salué par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Bénin et les partenaires tels que l’Usaid.

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