La direction générale et le personnel de l’Office béninois des ressources géologiques et minières (Obrgm) ont reçu, ce jeudi 8 février, la visite du ministre de l’Eau et des Mines, Séidou Adambi. La valorisation et l’exploitation des richesses minières du Bénin étaient au cœur des échanges.

Le ministre de l’Eau et des Mines était, ce jeudi, en visite à l’Office béninois des ressources géologiques et minières (Obrgm). Avec la direction générale et le personnel de la structure, Samou Séidou Adambi a discuté des possibilités de dynamisation des activités de l’office et surtout de la valorisation des réserves minières nationales.
Le directeur général de l’Obrgm, Evariste Agli, rappelle que l’office est le produit d’une réforme de l’ancien Office béninois des mines (Obémines) qui a pour mission d’approfondir la connaissance des potentialités géologiques du Bénin. Des travaux sont actuellement engagés pour le contrôle au sol, indique-t-il. L’Obrgm projette d’aller vers les communes pour les aider à connaître leurs potentialités géologiques. Evariste Agli affirme que l’objectif à court terme de l’office qu’il dirige est de valoriser les matériels locaux, notamment dans la construction. Il entend amener les citoyens à adopter le marbre pour embellir les tombes de leurs parents décédés, car le secteur représente un marché prometteur. Le kaolin, une de nos ressources, peut être utilisé dans le sanitaire, pour la fabrication des plâtres. Le Bénin, selon lui, dispose d’importantes ressources minières regroupées en substances utiles métallifères et en matériaux de construction, à travers les gisements de marbre d’Idadjo, de Montewo, d’Assyo, d’Atomè-Lonkly; les gisements de calcaire ; les minéraux industriels (le kaolin), et les pierres ornementales.
Le gisement le plus important de marbre est celui d’Idadjo qui comprend quatre affleurements et qui dispose d’une réserve évaluée à au moins un milliard de m3 de marbre dolomite gris-bleuté, poli et très esthétique.
Le potentiel de kaolin actuellement connu se trouve dans la commune de Kétou, avec un gisement évalué à plus d’un milliard de m3.
Le calcaire se localise dans les formations paléocènes du Bénin de l’est à l’ouest dans les régions d’Onigbolo, de Massè, d’Arlan, de Tchito et de Lokossa. Plusieurs gisements sont objet d’exploitation par des sociétés cimentières.
Des minéraux métallifères existent dans le sous-sol béninois. Il s’agit du fer, du manganèse et du titane.
Le directeur général de l’Obrgm renseigne que la recherche de l’or et les autres minéraux métallifères est prometteuse, et affirme que les résultats seraient visibles si son office est doté d’un laboratoire d’analyse géologique.
Outre le manque de laboratoire au sein de l’office, la secrétaire générale du syndicat de l’Obgrm, Thérèse Ahlonsou, déplore le manque d’outils de travail, notamment les véhicules de transport et du matériel de sondage et un concasseur de grande puissance.
Le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séïdou Adambi affirme que dans quelques jours tous les sites miniers seront sécurisés, car c’est à cette condition que les promoteurs peuvent accompagner le Bénin. « Nous devons faire en sorte que les mines du Bénin apportent des ressources», précise t-il.
Le ministre annonce que des moyens seront mis à disposition pour que l’Obrgm soit rééquipé. Pour cela, il prend l’engagement à jouer son rôle auprès de ses collègues pour que l’office soit utile dans la fourniture des mines comme matériel dans la construction des édifices publics et privés.

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