Le collectif des travailleurs en fonction à Comé et affiliés aux centrales et confédérations syndicales a organisé, ce jeudi 8 février, une marche pacifique dans la commune. C’était pour manifester leur mécontentement par rapport aux résultats de la rencontre du chef de l’Etat avec les secrétaires généraux des faîtières du monde syndical.

La marche est partie du Complexe scolaire urbain de Comé pour l’hôtel de ville, en passant par les carrefours Zénith, Bénin soka et Calvaire. Sur le parcours, les manifestants, des enseignants pour la plupart, ont donné de la voix à travers des animations, des cris et chansons hostiles au gouvernement. Cette ambiance surchauffée ne sera suspendue, à la mairie, que pour permettre à leur porte-parole, Aimé Anagonou, de délivrer un message reçu par le premier adjoint au maire de Comé, François Tchémadon.
« Considérant que la rencontre n’a donné aucun résultat concret, souligne le porte-parole, les travailleurs réunis au sein du collectif qui a organisé cette marche pacifique, dénonce l’attitude du gouvernement et réaffirme ses revendications ». Au nombre de celles-ci, il a énuméré la prise des arrêts d’application des nouveaux statuts particuliers ; l’application intégrale et sans délai des statuts particuliers des enseignants du premier et du second degré avec le bénéfice des incidences financières, le paiement de salaire à tous les enseignants qui n’en perçoivent pas depuis plusieurs années ; le paiement des primes de rentrée aux enseignants omis, le dégel de la parution des actes administratifs d’avancement, le paiement effectif des rappels liés aux reclassements.
Après avoir reçu cette motion, le premier adjoint au maire de Comé, François Tchémadon, a essayé d’apaiser les manifestants et salué le caractère pacifique de leur marche. « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que votre motion soit transmise à qui de droit », a-t-il promis?

Par Désiré C. VIGAN
A/R Mono-Couffo

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