Deux dames sont décédées, ce mardi 6 février à Agbangnizoun, après avoir reçu des balles des forces de l’ordre venues arrêter l’un de leurs parents. La première a rendu l’âme sur-lechamp et la seconde a été référée dans un hôpital, mais n’a pas survécu.

C’est au cours d’une opération menée par les éléments de la Police républicaine que le drame est survenu, ce mardi 6 février à Lissazounmè dans la commune d’Agbangnizoun. La brigade de recherche de Sodohomey à Bohicon s’est rendue au petit matin dans la localité pour procéder à l’arrestation du nommé Fidèle Bossikponon, qui serait un vendeur de grigris impliqué dans une affaire d’escroquerie et en fuite.
Aux environs de 5 h, les éléments armés se sont rendus à son domicile à Lissazoumè pour procéder à son arrestation. Mais avant que la police républicaine ne réussisse à mettre le grappin sur l’intéressé, la maisonnée a été rapidement alertée par ce dernier pour faire échouer l’opération. C’est ainsi que les dames de la cour se sont mobilisées, n’hésitant même pas à faire face aux agents. Une stratégie pour permettre à l’intéressé de se soustraire. C’est donc au cours de cette interférence que deux dames reçoivent les balles en tentant d’arracher les armes aux policiers. Se voyant débordés et pris au piège, les éléments ont ouvert le feu sans ménagement, atteignant mortellement deux membres de la famille. De sources proches de la famille, il s’agit de la belle-mère de l’intéressé et de l’épouse d’un de ses frères.
Selon les témoignages recueillis sur les lieux du drame, les éléments de la brigade de recherche se seraient rendus sur les lieux de l’opération à bord d’un véhicule banalisé à immatriculation nigériane. Ce qui aurait fait douter les membres de la famille du présumé escroc. Puis, à Lissazoumè beaucoup croient que c’est plutôt la police nigériane qui est venue faire l’opération. Surtout que visiblement, la brigade de Lissazoumè n’était pas sur les lieux de l’opération. Durant toute la journée d’hier à Lissazoumè, des actions ont été menées pour calmer la tension qui semblait monter. Il fallait agir rapidement pour que ce drame qui semblait être la conséquence d’une certaine légèreté dans l’opération d’arrestation d’un présumé escroc ne dégénère.
Jusqu’au départ de Lissazoumè de notre équipe de reportage, des éléments de la Police républicaine en civil y étaient encore tard dans la soirée pour garder le contrôle de la situation?

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