Le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou, a reçu, ce mardi 30 janvier à Cotonou, le rapport de la Commission de relecture du statut des greffiers et officiers de justice. C’était en présence des cadres du département et de ses proches collaborateurs.

Le ministre de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou, a reçu, hier, le rapport sur la relecture du statut des greffiers et officiers de justice des mains du président de la Commission mise en place le 20 novembre dernier par arrêté n° 2007/MJL/DC/SGM/DSJ/SA. Il a félicité les membres de la commission pour le travail abattu. Pour lui, l’étape suivante porte sur les amendements à recueillir de la part des syndicats qui ont, selon lui, leur mot à dire sur le contenu du document. Ce qui permettra, après intégration de ceux-ci, la production d’un rapport définitif.
Selon Eric Montcho Agbassa, président de la commission, au lieu d’une relecture, il s’est plutôt agi d’une réécriture. Il a témoigné sa reconnaissance aux membres, anciens greffiers en chef et à la touche particulière de ceux qui ont été consultés dans le cadre de l’élaboration du document. « On ne mange pas le gombo avec un seul doigt », a déclaré le président pour traduire l’importance et la délicatesse du texte proposé à l’autorité.
C’est le rapporteur de la Commission, Dominique S. Kouton qui a dévoilé la méthode de travail adoptée, les résultats et les recommandations.
S’agissant de la méthode de travail, les prises de contact, la revue documentaire et les entretiens sont, entre autre éléments qui ont permis de sortir la mouture du document proposé. La Constitution du Bénin, de nouveaux articles en termes de propositions et surtout l’exploitation de textes des pays amis ont contribué au travail abattu, révèle le rapporteur.
S’agissant des résultats, ils ont été retenus dans les tableaux annexes. La première colonne dudit tableau porte des dispositions pertinentes, la deuxième rapporte des propositions de texte de la commission, puis la troisième recueille la justification des divers choix opérés puis on note la colonne des recommandations.
Recevant hier le rapport, le garde des Sceaux s’est d’abord réjoui de la qualité du travail abattu. Ensuite il a expliqué et justifié le contexte qui, selon lui, est approprié pour retenir des résultats, car « On ne doit pas oublier l’objectif que le gouvernement s’est assigné. Ce n’est pas que d’élever la qualité des conditions de vie et de travail mais d’élever le niveau de responsabilité des agents publics ».
Pour lui, le président de la République s’est engagé dans des réformes parce qu’il considère que les services rendus aux citoyens doivent être de qualité. La finalité, relève-t-il, ce sont les citoyens et les justiciables. « En dépit des obstacles et difficultés circonstancielles, le gouvernement ne reculera pas, car le président de la République a été élu pour améliorer les conditions de travail », a-t-il insisté.
Le dépôt du rapport ne libère pas la commission de ses prérogatives dans la mesure où elle devra intégrer prochainement les amendements des syndicats en vue de l’élaboration d’une version définitive du statut spécial du corps des greffiers en République du Bénin, conçoit le ministre.
« Nous sommes là pour anticiper, pas pour mettre notre caméra sur le présent », a soutenu Me Joseph Djogbénou avant de déclarer que « les fenêtres sont ouvertes » pour les autres travailleurs du secteur.

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