Laurent Mètongnon et ses co-accusés n’étaient pas au tribunal, ce mardi 30 janvier. En raison de la grève des personnels de la justice (greffiers et magistrats), ils n’ont pas été extraits pour la suite de la procédure. Ils devront attendre la reprise normale des activités.

Renvoyé à ce mardi 30 janvier, le procès Laurent Mètongnon et consorts n’a pu avoir lieu hier. Les portes des salles d’audiences du tribunal de première instance de première classe de Cotonou étaient closes pour raison de grève. Les personnels magistrats et les greffiers n’étaient pas à leurs postes de travail en raison des mots d’ordre de grève déposés par leurs syndicats respectifs.
Mardi 19 décembre dernier, le dossier avait été renvoyé pour permettre aux mis en cause de se défendre. Hier, les prévenus devraient comparaître devant le tribunal correctionnel pour fournir leur part de vérité dans le dossier qui les oppose à l’Etat béninois. Ainsi, Laurent Mètongnon et consorts devront encore patienter jusqu’à une date hypothétique pour voir leur cause examinée par le juge des flagrants délits devant lequel ils sont appelés à s’expliquer.
Hier matin, il y avait un embouteillage monstre venant d’Abomey-Calavi pour le centre-ville de Cotonou. Certaines personnes ayant prévu de marcher ou manifester, des dispositions avaient été prises par les forces de l’ordre pour les empêcher de troubler l’ordre public.
Il y avait peu de personnes devant et dans l’enceinte du tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Quelques personnes s’étaient rassemblées pour échanger.
Rappelons que le mardi 19 décembre dernier, jour retenu pour la comparution de Laurent Mètongnon et consorts, dans l’enceinte du tribunal, des sympathisants et militants d’un parti s’étaient portés sur les lieux et scandaient des slogans pour encourager le principal mis en cause et lui apporter leur soutien. Ce jour, à quelques encablures de la Médiathèque des diasporas, venant de la Poste Cadjèhoun, des pneus brûlés distillaient de la dioxine dans l’atmosphère.
Laurent Mètongnon, figure emblématique du syndicalisme béninois et secrétaire général du Syndicat de l’administration centrale des finances (Syntracef), est en garde à vue depuis le samedi 18 novembre dernier. Il est poursuivi pour des faits qui se sont produits au moment où il présidait le conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale de 2013 à 2016. Sous sa gestion, le conseil aurait validé un placement de fonds « hasardeux » de 17 milliards de F Cfa contre des rétro-commissions.
On impute au syndicaliste, la responsabilité du placement desdits fonds dans une banque au bord de la faillite (Bibe) contre 71 millions de rétro-commissions.
Trois autres personnes dont Youssao Aboudou (ancien candidat à la présidentielle de 2016) complètent la liste des mis en cause. Pour des raisons de sécurité, elles ne sont pas gardées au même endroit.

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