La première session ordinaire du Conseil départemental de concertation et de coordination (Cdcc) du Borgou au titre de 2018, a eu lieu, ce mercredi 24 janvier à la préfecture de Parakou. En dehors du phénomène des grossesses dans les lycées et collèges du département, les conflits au niveau des limites territoriales entre les communes ont également été abordés au cours de la rencontre.

Dans le Borgou, c’est sous le signe d’une administration communale dynamique et efficace au service des populations que l’année 2018 est une nouvelle fois placée. En témoignent les engagements pris par le préfet, Djibril Mama Cissé et les maires du département, ce mercredi 24 janvier, au cours de la première session ordinaire du Conseil départemental de concertation et de coordination (Cdcc), au titre de 2018.
Ainsi, par rapport aux conflits de limites territoriales entre les communes du département, des approches de solutions concertées ont été envisagées. Elles devront être susceptibles de faciliter la cohabitation pacifique des communautés partageant les espaces litigieux.
La question de la prolifération des cas de grossesses dans les établissements d’enseignement secondaire du département n’a pas été occultée. A ce niveau, le préfet a souhaité l’implication effective de tous les conseillers communaux, municipaux, d’arrondissement, de villages et quartiers de ville, afin de dénoncer les coupables et contribuer à l’application à leur encontre des textes en vigueur. Il les a aussi invités à accorder, au sein de leurs conseils, une grande importance à la mise en œuvre du processus de généralisation des Certificats de qualification aux métiers (Cqm).
Par ailleurs, le préfet a félicité les maires des communes de son département pour la qualité du travail qu’ils ont accompli au cours de l’année 2017. Il a évoqué le fonctionnement régulier des conseils communaux, la construction de nombreuses infrastructures sociocommunautaires, routières, économiques, marchandes et l’amélioration du taux d’approbation des actes communaux qui est de 100 %. Toutes ces actions ont, selon lui, impacté de façon positive la qualité de la gouvernance locale et les conditions de vie des populations à la base.
Afin de relever les nombreux défis de développement de leurs communes et d’offrir un mieux-être à leurs populations, le préfet a exhorté les maires à poursuivre leurs efforts en mettant davantage l’accent sur la reddition des comptes. Il a saisi l’occasion pour encourager ceux d’entre eux qui le font déjà. Quant aux autres, il leur a demandé de prendre les dispositions nécessaires pour s’y conformer en 2018.
Le préfet est revenu sur d’autres sujets qui doivent retenir davantage l’attention des communes en 2018. Il s’agit du suivi du déroulement de la campagne de transhumance 2017-2018 qui couvre la période du 15 janvier au 31 mai prochain. A cela, il faudra ajouter l’implication des élus communaux, municipaux et locaux dans la gestion du domaine, du foncier et la lutte contre le bradage des terres, le problème récurrent du défaut d’actes de naissance pour certains candidats au Cep, la valorisation des espaces frontaliers et la mise en place d’un dispositif de mobilisation efficace des ressources fiscales.
La session du Cdcc d’hier, considérée comme la première rencontre statutaire de 2018, s’inscrit dans le cadre de l’application des dispositions de l’article 19 de la loi n° 97-028 du 15 janvier 1999 portant organisation de l’administration territoriale en République du Bénin et du décret n° 2001-411 du 15 octobre 2001 portant attributions et fonctionnement du Conseil départemental de concertation et de coordination?

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