Hier vendredi 19 janvier en fin de soirée, le commandant Désiré Azatassou et trois autres militaires ont été déposés à la prison civile de Kandi. C’est après avoir été conduits en début d’après-midi, sous une forte escorte de la Gendarmerie nationale, dans les locaux du Tribunal de première instance de la ville.

Par Maurille GNASSOUNOU  A/R Borgou-Alibori

Le commandant Désiré Azatassou et ses complices, un lieutenant et deux soldats liment depuis hier vendredi 19 janvier, leurs dents contre les barreaux de la prison civile de Kandi où ils viennent de passer leur première nuit. Ils ont été déposés à la maison d’arrêt de Kandi pour des chefs d’accusation de flagrants délits relatifs à des faits d’attentat contre la sûreté de l’Etat, de séquestration et de non dénonciation de crime. C’est après une audience à huis clos qui s’est achevée aux environs de 20 heures au Tribunal de première instance de la ville.

Selon les sources qui ont été contactées, il s’agit d’une mesure conservatoire, compte tenu du mouvement de grève en cours dans les tribunaux, depuis quelques jours. Leur nouvelle comparution devant le juge est fixée au mardi 6 février prochain.

Il est reproché aux mis en cause d’avoir, au petit matin du lundi 1er janvier dernier, séquestré le commandant du 7e Bataillon inter-arme de Kandi. Dans leur fuite, ils ont emporté des armes et des munitions. Alors que ses complices ont fait reddition, le commandant Désiré Azatassou en cavale, a été arrêté jeudi 4 janvier dernier dans la localité de Donwari, à Kandi.

 

Évaluer cet élément
(5 Votes)
Lu 3146 fois