La motion de grève d’avertissement de soixante-douze heures décidée par les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales est effective depuis ce mardi 16 janvier et ce, jusqu’au jeudi 18 janvier dans nombre de structures de l’Administration publique. Les travailleurs en mouvement s’opposent, entre autres, au retrait du droit de grève à certains agents de l’Etat.

Au-delà de la suppression du droit de grève aux agents de la santé, de la justice dont ils réclament le rétablissement, les travailleurs en mouvement exigent le respect et la protection des libertés syndicales d’expression et d’association qui, selon eux, sont mises à mal par « la persistance dans la multiplication d’actes attentatoires ».
La motion de grève de soixante-douze heures, en date du 11 janvier dernier et signée de six centrales et confédérations syndicales, mentionne aussi la relecture de la loi n°2015-18 portant statut général de la Fonction publique et l’application intégrale des statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire par la prise des arrêtés d’application.
La revalorisation du point indiciaire et le règlement des problèmes catégoriels de tous les agents de l’Etat et des secteurs privé et parapublic et l’augmentation du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) ainsi que la hiérarchisation des salaires minima, figurent également parmi les points de la plateforme revendicative qui sous-tend la décision de cessation collective de travail mise à exécution depuis ce mardi et qui prend fin demain jeudi à minuit. Aussi, les syndicats demandent-ils « le respect par le gouvernement des engagements contenus dans la Charte nationale du dialogue social, l’arrêt de toutes les formes de cession de la gestion des structures et entreprises d’Etat au privé sans implication et consultation des travailleurs, l’abrogation de toutes les lois antisociales sur l’embauche, le placement de la main-d’œuvre, le recrutement de collaborateurs extérieurs ».
Par ailleurs, les syndicats condamnent les mesures de répression contre des responsables syndicaux dans l’exercice de leur fonction et s’indignent contre ce qu’ils appellent « la pression fiscale et la faiblesse du pouvoir d’achat des travailleurs »?

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 2304 fois