Les départements de l’Ouémé et du Plateau n’ont pas été épargnés par le mouvement de grève générale de soixante-douze heures déclenché, à compter de ce mardi 16 janvier, par les centrales et confédérations syndicales. Le mot d’ordre de débrayage a été suivi mais avec quelques flottements par endroits où certains agents ont vaqué à leurs occupations comme si de rien n’était.

L’enseignement, la justice, la santé et les collectivités territoriales sont les secteurs les plus touchés dans l’Ouémé et le Plateau par le mouvement de grève de soixante-douze heures lancé par les sept centrales et confédérations syndicales du Bénin. Le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, les centres de santé en commençant par le Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé/ Plateau étaient tous paralysés. Il en est de même pour les écoles maternelles et primaires et des lycées et collèges ainsi que de la Préfecture de Porto-Novo. Tous ces secteurs ont été paralysés mais pas suivant le même degré. Un tour de terrain a permis de faire le constat de ce que la grève a été suivie mais avec quelques flottements par endroits.
Au Collège d’enseignement moyen général de Djassin, comme la plupart des établissements secondaires de Porto-Novo, force est de relever que les activités pédagogiques ne sont pas pour autant paralysées. Les enseignants vacataires vaquaient à leurs occupations. Ils dispensaient les cours comme d’ordinaire. Même certains professeurs permanents et contractuels étaient aussi aux postes. Le directeur départemental chargé de l’Enseignement secondaire au niveau de l’Ouémé, Bertin Dansou, a fait cette même observation au Ceg Djassin lors de sa tournée de constat sur le terrain. C’est vrai que ceux qui ont suivi le mot d’ordre de grève dépassent de très loin ceux qui l’ont boycotté. Mais toujours est-il que les collèges et lycées n’ont pas été totalement paralysés. Même la tournée entreprise par une délégation des responsables syndicaux au niveau du département de l’Ouémé pour sensibiliser les « briseurs » de grève n’ont pas eu d’effet.
Benoît Tcharo, membre du bureau du comité départemental des luttes de l’Ouémé/Plateau, dit ne pas être trop surpris par l’attitude de certains de ses collègues professeurs. Il compte maintenir le dialogue avec ces derniers pour les conscientiser et les amener à suivre le mot d’ordre de grève afin de donner le bon exemple aux vacataires. Pendant ce temps, tous les agents en grève se sont retrouvés à l’Ecole urbaine centre de Porto-Novo pour une assemblée générale. Ils ont tenu une rencontre syndicale ce mardi 16 janvier pour faire le point de la première journée de grève dans les deux départements.
Joseph Aïmassè, le coordonnateur des grèves dans l’Ouémé/Plateau, se réjouit du taux de suivi du mouvement de débrayage. Il reconnaît qu’il y a quelques poches de résistance par endroits du fait de ceux qu’il appelle « syndicats jaunes » qui ne sont rien d’autre que des briseurs de grève. Joseph Aïmassè garde l’espoir que le mouvement de grève de soixante-douze heures renouvelable par tacite reconduction va atteindre les 100 % de suivi d’ici là.
Il faut préciser que les grévistes exigent surtout l’abrogation des lois votées par le Parlement et qui retirent le droit de grève aux agents de la Police républicaine, au personnel de la justice dont les magistrats et agents de la santé.

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