Les travailleurs de Bénin Télécoms Sa, regroupés au sein du Syndicat libre des travailleurs de Bénin Télécoms Sa, ont organisé, ce mardi 16 janvier dans la soirée, un sit-in sur l’esplanade de ladite société sise à Ganhi. C’était pour protester contre la gouvernance actuelle et exiger de l’Exécutif qu’il rapporte les nouvelles lois votées par l’Assemblée nationale et qui privent plusieurs catégories de travailleurs du droit de grève.

Ça grogne toujours à Bénin Télecoms Sa. Les travailleurs de cette société étaient en sit-in ce mardi 16 janvier, pour protester contre les diverses privatisations et surtout celle de leur société. Le mouvement d’humeur visait également à inviter le gouvernement à revoir sa copie pour ne pas dire revenir sur les récentes lois votées par l’Assemblée nationale et qui privent certains travailleurs du droit de grève.
Le Syndicat libre des travailleurs de Bénin Télécoms dénoncé l’accaparement de tous les secteurs vitaux, notamment le transport, le coton, l’énergie électrique, la santé, les télécommunications par les proches du pouvoir, selon Brice Agossou, son secrétaire général. Il a été soutenu par les autres syndicats de la même société.
Les travailleurs de Bénin Télécoms Sa protestent, dans la motion lue par Brice Agossou, contre la gouvernance actuelle et exigent la satisfaction de toutes les revendications en instance dans le pays, la libération immédiate des détenus « politiques » que sont Laurent Mètongnon, Moussa Adégoka, Saliou Aboudou Youssao, et leurs co-accusés ; l’annulation de la mesure politique de radiation du responsable syndical Patrice Trèkpo et le châtiment de tous les auteurs des crimes économiques et politiques. Ils exigent le retour dans le patrimoine national de toutes les sociétés publiques, l’arrêt du processus de dénationalisation des sociétés et offices de services publics et para publics, cas du Port autonome de Cotonou et de Bénin Télécoms Sa… Ils sollicitent également la réintégration des agents licenciés des sociétés, services et entreprises privatisés ou liquidés, la suppression des taxes qui étouffent les transporteurs, petits producteurs et revendeurs et enfin la reconnaissance aux travailleurs du droit d’élire et de destituer les gestionnaires des sociétés et offices de service public.
Les travailleurs rendent responsable le gouvernement des déconvenues qui découleraient de la paralysie de leur société.
Les manifestants ont été soutenus par Kassa Mampo, secrétaire général de la Centrale des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb). Pour lui, il est temps de dire non à la privatisation des sociétés d’Etat, notamment du Port autonome de Cotonou, de l’aéroport, du Cnhu, de la Sbee, des parcs de la Pendjari et du W et de bien d’autres sociétés visées par l’Exécutif.
Le secrétaire général de la Cstb a également exigé le retour dans l’effectif du personnel de l’Etat des agents de la Sonapra, de l’Ons et de l’Onasa précédemment licenciés et le retour desdites sociétés ou offices dans le patrimoine de l’Etat. Kassa Mampo estime que, pour rien au monde, les acquis des travailleurs conquis depuis l’historique Conférence des forces vives de la nation ne pourraient être remis en cause en l’espace de quelques mois. Les manifestants promettent durcir le ton si le gouvernement n’écoute pas leur cri de détresse.

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